Journal de campagne

Journal de campagne / 12 novembre – 2 décembre

Journal de campagne

2 décembre 2018

Le mois de novembre a été riche en émotions et nous arrivons maintenant au 75% de notre objectif de financement participatif. Nous avons publié nos premières images officielles de la campagne et fait quelques vidéos et articles que vous pouvez retrouver sur nos réseaux sociaux ou sur notre nouveau site internet.

Si la présence de nos adversaires sur les réseaux sociaux se fait plus discrète, ils ont déjà commencé à distribuer des flyers dans les gares et à envoyer des prospectus ou lettres aux différents parlements du pays. On voit ici la différence de moyens. Notre #DavidVSGoliath devient plus clair. Une lettre plus problématique a été envoyée par la direction de la SSR à ses anciens collaborateurs. Il va de soit que la SSR est en mesure de les informer de la tenue d’un souper et des enjeux autour de l’initiative. Il est cependant beaucoup plus problématique de les inviter à prendre part dans le débat public en leur demandant de s’informer uniquement sur le site des contradicteurs de l’initiative. Cela va à l’encontre de leur mandat de neutralité politique et du traitement de l’information.

En parcourant les sites de nos opposants, nous pouvons voir qu’ils reprennent allègrement le prix de un franc par jour pour la redevance. Or ce montant n’est encore qu’une promesse du département de Mme Leuthard ; un projet qui, d’ailleurs, est un nuage de fumée comme nous l’avons expliqué précédemment. Pour rappel, la supercherie se résume à transférer la facture aux entreprises tout en augmentant les recettes globales. Et vous savez tous qui va payer cela.

Cela montre à nouveau, si cela était nécessaire, que cette démarche du département n’était qu’une technique de communication. Car contrairement à ce que dit sa ministre de tutelle, dans l’interview donné à la RTS où elle s’exprimait en disant que ce prix était « vraiment arrivé par hasard » après les calculs de son département, ce prix est purement politique. La plupart des journaux ne sont d’ailleurs pas passés à côté de cette ridicule assertion comme on peut le voir ici ou . La ministre prendrait elle les citoyens pour des imbéciles ? Ne chercherait-elle qu’à protéger ses lobbys et ses fonctionnaires face aux contribuables soumis à leurs services ?

Autre effet de communication : nos contradicteurs nous accusent bien souvent d’être responsables de la fin du mandat de l’entreprise Billag. C’était le cas de Monsieur Levrat (PS) qui nous accusait sur Twitter d’être responsable du chômage des employés de Billag dans le canton de Fribourg. Le conseiller d’Etat genevois François Longchamp (PLR) dans un article pour la Tribune de Genève parle aussi d’une « conséquence du débat sur la redevance ». Ces accusations soulignent un grave problème : nos politiciens semblent mandater ces entreprises non pour des raisons raisonnables d’intérêt public mais à des fins de communication politique. Cela fait réellement peur.

Le pire étant que ces personnes osent dire que nous devons être satisfaits de ces modifications et les traiter comme des « victoires ». Ils croient réellement que changer le nom de Billag par Serafe répond à un changement de système que réclament avec force les signataires de cette initiative ! Ils croient que les gens sont remontés uniquement contre une entreprise particulière et non contre le système de la redevance en lui-même, nous accusant même d’être des menteurs, en prenant le terme de « NoBillag » pour notre campagne. Croient-ils vraiment que les initiants se battent uniquement contre une entreprise de perception ? Nous assistons ici à une énième tentative ridicule de détourner le regard et d’attaquer la crédibilité de la campagne. On rappellera qu’au moment de lancer la récolte de signatures, le changement n’était évidement pas connu. Et pour ceux qui doutent du manque d’efficience des choix de nos politiciens, Serafe toucherait environ 18 millions par année pour la perception. Billag à ce jour ? Plus de 50 millions par année ! On se moque de qui ?

Autre élément rhétorique du discours de nos adversaires : on essaie de donner une étiquette aux initiants. Comme souvent, le but est de donner des caractéristiques dépréciatives pour que les gens identifient un camp avec quelques mots-clés et traits idéologiques. Le travail principal a donc été d’associer notre initiative à l’UDC ou aux mouvements d’extrême-droite. On peut voir par exemple sur cette image du site de nos contradicteurs que notre initiative viserait à remplacer nos chaines régionales et nationales par Fox News, Russia Today, téléblocher ou CCTV (télé nationale chinoise). Une tentative ridicule de dire que notre initiative est proche des régimes totalitaires ou de riches industriels conservateurs. Blocher lui-même explique qu’il n’investira pas en Suisse romande ou dans la presse audiovisuelle de façon générale.

Non No Billag

Evidemment c’est loin d’être le cas. Notre comité et nos soutiens regroupent des gens divers qui ne supportent plus ce système d’imposition et de redistribution arbitraire de notre argent. Même si de nombreuses personnes sont remontées face aux traitements biaisés des médias publics (voir cet exemple), l’objectif de notre initiative n’est pas la réorientation idéologique de l’information mais le libre-choix des consommateurs. D’ailleurs, selon les recherches effectuées récemment, les journalistes du privé ne semblent pas beaucoup plus à droite que ceux du public.

Nous avons d’ailleurs le soutien étonnant d’un groupe s’appelant « Progressistes pour l’abolition de la redevance Billag » sur Facebook qui ont notamment interrogé un ancien inspecteur de l’entreprise Billag qui a choisi de s’exprimer anonymement sur le quotidien de son travail. Nous avons aussi reçu des messages de soutien de personnes se disant issues du marxisme. Vous pouvez trouver une analyse selon leurs visions sur ce blog. C’est très clair, le soutien populaire est large.

La stratégie adverse semble se limiter à balancer des slogans catastrophistes (fin de la cohésion nationale, fin des médias, chômage de tous les journalistes, etc…) et à caricaturer les initiants en d’horribles fascistes adeptes des théories du complot et des « fake news ». Tout cela en nous faisant croire qu’ils font des efforts pour répondre à nos réclamations. En plus de se draper d’une cape de chevalier de la moral, ils nous font croire à leurs bonnes volontés par des petits tours d’illusions.

PDC populisme-page-001

Nous croyons clairement que les citoyens suisses seront capables de voir ce qui se cache derrière ces arguments, d’identifier ces farces et de comprendre les enjeux réels. Il est temps de réclamer nos libertés contre tous ces lobbistes et politiciens qui ne cherchent qu’à maintenir leur bien-être personnel à l’encontre de notre liberté et du Bien Commun.

Frédéric Jollien pour le comité NoBillag romand

 

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