Journal de campagne

5ème épisode – du 15 janvier au 5 février

Nous affrontons la période la plus intense au niveau médiatique. Les membres du comité ainsi que plusieurs sympathisants ont été invités aux quatre coins de la Romandie pour exposer leurs arguments ainsi que débattre face aux opposants. La rencontre avec la population, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la rue, est passionnante. Notre initiative vitalise la démocratie, incroyable !

Suite aux artistes, c’était le tour des cinéastes, des associations pour les personnes atteintes de handicap, les églises et les festivals. Si leur communication est bien souvent questionnable en terme de bon goût, c’était surtout au niveau du fond que leur message manque leur cible : l’initiative met un terme à un système de financement, pas à l’entier de la culture, des aides pour les handicapés, les églises ou les babibouchettes. Les moyens ne disparaissent pas, ils sont dans les mains de leurs propriétaires légitimes. L’argent est rendu au peuple, ce dernier va enfin pouvoir soutenir les causes qui lui tiennent à cœur ! Il est temps d’arrêter de prendre les gens pour des moutons soumis à un système politique qui « veut leur bien » sans leur consentement. Si les gens tiennent réellement à ces causes, ils seront évidemment d’accord de soutenir ces dernières de façon volontaire.

Avec l’initiative, la SSR se verra délivrée de certaines contraintes étatiques et la Confédération prendra le relai de ces aides particulières fournies actuellement (par exemple les aides pour les personnes en situation de handicap), elle pourra le faire en invoquant les articles constitutionnels concernés. Plus la campagne avance, plus il est évident que la SSR est perçue comme un office de la Confédération chargée de multiples tâches politiques en lieu et place d’une entreprise médiatique privée. La SSR fait office de ministère de la culture bis. Il est temps que le citoyen reprenne le contrôle de la politique de ce pays et que les tâches culturelles ou d’aides sociales soient sous le contrôle d’instances élues et non d’une entreprise spécifique bénéficiant d’une clientèle captive. On gagnerait en efficacité à faire des appels d’offre pour ces mandats publics et à laisser toutes les initiatives et les entreprises de ce pays proposer leurs services.

Les cinéastes suisses ont également mis en scène des vidéos scandaleuses moquant l’entreprise privée : des enfants devant payer chaque jour pour entrer dans une classe d’une école privée ou des pompiers n’intervenant qu’avec un code client. On voit là toute la vision qu’ont ces personnes de l’entreprise libre et des activités commerciales de ce pays.

En réalité, contrairement à ce qu’ils disent, ce n’est pas l’appat de l’argent qu’ils combattent, ils sont au contraire bien contents d’en recevoir abondamment, mais c’est la liberté des individus et le travail de conviction des entreprises privées pour convaincre leurs clients qui les dégoutent. Ils ont été mis sur un pied d’estale et leur conviction est que la qualité et l’importance de leur travail se passent de notre consentement.

Nous avons pu constater que la vie dynamique et engagée d’une entreprise ne plait pas à de nombreux acteurs médiatiques et qu’ils aimeraient plutôt être subventionnés pour qu’on maintienne leurs entreprises dans leurs formes actuelles. Ceci serait désastreux autant pour les entreprises privées, tels que les journaux qui essaient de s’adapter au monde moderne, que pour les contribuables contraints de payer alors que l’économie moderne devrait amener des réductions de coût et une augmentation de leurs pouvoirs d’achat. La politique de l’arrosage public et du corporatisme actuel doit être stoppée par les citoyen-ne-s, par une nette acceptation de l’initiative.

Concernant notre campagne, l’heure est à l’information publique. Nous avons envoyé dans de nombreuses communes des flyers explicatifs et nous comptons sur votre aide pour toucher les différentes communes n’ayant pas reçu ce tout-ménage. Si vous souhaitez nous aider à toucher un maximum de gens, vous pouvez simplement cliquer sur ce lien https://www.prospectus-partout.ch/nobillag/ et voir les communes que vous pouvez sponsoriser.

Ces prochaines semaines nos volontaires seront mobilisés dans tous les cantons pour l’affichage et la distribution de flyers dans les gares et places de marché. Si vous souhaitez nous aider, merci de nous contacter ici https://nobillag.ch/fr/contact/.

Nous tenons également à vous informer que plusieurs vidéos seront publiées ces prochains jours sur les réseaux sociaux et nous comptons sur vous pour les partager largement autour de vous. Dans ce climat de «fin du monde » largement dominé par nos opposants nous comptons sur l’engagement organique des citoyen-ne-s plutôt que sur des vidéos d’artistes ou de célébrités à l’engagement sélectif et bien souvent intéressé.

 

Il s’agit maintenant de se mobiliser et de faire passer un message clair : Non, ce système de distribution arbitraire d’argent n’est pas indispensable à la cohésion suisse ou à l’information ! Non, ce système est contraire à une société libre qui reconnait la liberté de ses citoyen-ne-s ! Non, faire s’exprimer le peuple sur un paiement auquel ils ont été soumis pendant des décennies n’est pas anti-démocratique ! Non, cela ne sonne pas la fin des médias indépendants : les journaux n’étant pas dans ce système sont des preuves évidentes qu’une offre d’information neutre existe en dehors de la soumission à une taxe!

Il faut faire cesser cette mascarade ! Ils ont hurlé à mort sur tous les réseaux. Ils ont reconnu la plupart des critiques et n’ont absolument rien proposé ! Il n’y a aucune volonté de réformer quoi que ce soit et cela a été démontré durant ces 5 dernières années de débat perpétuel. La seule façon d’enfin remettre le citoyen au centre du débat, c’est de voter OUI le 4 mars prochain.

Arrêtons ces privilèges et ce corporatisme ! L’initiative populaire permet de contourner les intérêts de la politique et des corporations qui nous abreuvent d’arguments anxiogènes. Sachons leur montrer qu’en Suisse c’est la population qui est souveraine et qu’elle ne tolère plus l’irrespect et l’arrogance de certains!

Frédéric Jollien

pour le comité NoBillag

Publicités
Journal de campagne

Quatrième épisode – du 27 décembre au 14 janvier

La campagne est définitivement lancée! Les discussions durent depuis plus d’un mois, mais désormais, on entre dans le vif du sujet. C’est dans les prochaines semaines que tout se joue. Notre équipe de bénévoles se tient prête, pour gagner ce combat, avec, et surtout, grâce à vous. Mais avant de nous atteler à gagner cette votation, revenons sur les quelques événements des dernières semaines.

Service public de l’audiovisuel : l’impossible neutralité

Avant la fin de l’année 2017, Frédéric Jollien a résumé, dans un article paru sur notre site, pourquoi le sytème actuel se basait sur une erreur de pensée. En quelques mots : « l’indépendance et le pluralisme ne requièrent absolument pas un service financé par la loi  : ils se développent dès qu’on laisse libres les acteurs médiatiques de se confronter et prouver la validité de leurs investigations. C’est le « plébiscite quotidien » du public qui assure leur succès, plutôt qu’une obligation fiscale ». Pour une réelle diversité et les mêmes conditions pour tous, en abolissant les privilèges de certains acteurs, sur le dos du reste, c’est un oui qu’il faudra glisser dans l’urne.

Bonne année 2018 !

« Cachez cette vidéo que je ne saurais voir » – L’épisode mégalomane des Vincent

Suite à une publication sur notre page Facebook, qui renvoyait simplement vers une vidéo, datant de leur époque sur Couleur 3, qui se gaussait des incohérences et des dérives du système Billag, la RTS a « rendu momentanément indisponible » le sketch humoristique en question. Apparement, le contenu gêne désormais les auteurs. Vous pouvez retrouver notre communiqué de presse sur la thématique en cliquant ici.

Nous regrettons le manque d’humour des comédiens lorsque leurs sketchs ne les arrangent plus et nous nous excusons bien évidemment de trouver leur humour drôle. Par avance, nous vous demandons bien évidemment de ne plus regarder ces vidéos, disponibles pour toute la population via internet, mais apparemment indisponible pour la communauté de notre page, qui pourtant paie la redevance… et donc le contenu de ses vidéos. Mais votre rire heurte, soyez compréhensifs.

Une polémique qui en dit long sur les incohérences du système actuel 

7

Une autre publication sur facebook a suscité beaucoup de réactions. Bien au-delà de notre communauté habituelle. Selon des informations du journal Le Temps, les employés de la SSR restent exemptés de redevance. Bien conscient que cette situation était injustifiable, la direction de la SSR a annoncé dès 2014 qu’elle allait y mettre un terme. Rien à voir avec le lancement de notre initiative qui date de la même année, évidemment. Toujours est-il que, après tractations, cette faveur a même été prolongée d’un an, jusqu’en 2019! Et qui paie cette facture, à votre avis ?

Contraindre tout le monde à payer et faire campagne activement sur les réseaux sociaux, ça ne les gêne pas par contre…

Notre initiative permettra aux ménages de ce pays de bénéficier de la même situation, ne plus avoir à payer la redevance!

Facture Billag, une dernière douloureuse

Qui dit début d’année, dit arrivée de la facture Billag. Que du bonheur, cette obligation de payer pour un service que certains ne désirent et/ou ne peuvent pas se permettre de payer !

26231139_1364511033671663_4304663635730472533_n

A condition de mobiliser le public qui soutient massivement l’initiative, il est fort probable que cette facture soit la dernière ! Qu’elle soit envoyée par Billag pour 2018, ou par Serafe, – l’entreprise qui prendrait le relai en cas de maintien de ce système dépassé et injuste – cette facture énerve de nombreux citoyens. Il est temps d’y mettre un terme.

Finalement, le samedi 13 janvier, nous avons pu présenter notre initiative à l’assemblée des délégués du PLR, réunie à Bienne. Contrairement au groupe parlementaire et à ses dirigeants, la base semble ouverte à la discussion sur ce thème. Les nombreux témoignages et les questions en attestent. A la fin d’un débat ouvert et équilibré, nous parvenons à convaincre 82 personnes, contre 204 voix pour le non et 12 abstentions. Pour rappel, selon les premiers sondages, dans la base du PLR, l’initiative récolte un soutien indiscutable.

 

DTW8pddXcAE4jBq

Aidez-nous à convaincre une majorité des citoyens 

Notre matériel de campagne est désormais disponible. Tout un chacun peu commander des flyers, des autocollants et des affiches via notre site internet. Des nombreuses distributions auront lieu dans les prochaines semaines, dans la rue, dans les gares. Vous aurez également l’occasion de venir nous poser vos questions sur nos stands, un peu partout en Suisse romande! On vous tiendra au courant sur notre page facebook.

En attendant, voici quelques images qui résument parfaitement, avec humour, le catastrophisme ambiant de nos opposants, qui ne savent vraiment plus quoi inventer pour tenter de justifier l’existence d’un modèle vétuste :

 

Au plaisir,

Nicolas Jutzet pour le comité NoBillag

Journal de campagne

Journal de campagne NoBillag / 2 décembre – 26 décembre

26 décembre

Nous savions qu’en défendant cette initiative, nous ferions face à une opposition très forte dûe à l’énorme enjeu financier entourant ce système dépassé de clientèle captive. Nous savions que les prétentions de neutralité des bénéficiaires de la redevance sont des nuages de fumée pour mieux endormir les assujettis. Mais nous ne pensions pas que cette campagne en ferait à ce point la démonstration.

Nous avons choisi de reprendre ici quelques exemples :

Les comparatifs aventureux des contradicteurs à l’initiative

Dans leur course au catastrophisme, nos contradicteurs s’essaient ces dernières semaines à des comparaisons hasardeuses. Sur une vidéo de campagne, une journaliste de la télévision nationale grecque décrit les événements suite à la faillite de leur Etat et la privatisation de son entreprise médiatique nationale. Elle y décrit la catastrophe démocratique de la disparition de ce média d’Etat. L’entreprise nationale grecque était totalement dépendante d’un appareil politique incompétent et corrompu qui a mené à ces terribles mesures. Le peuple grec, appauvri, ayant dû subir la lourde facture de ses politiques, et dont une grande partie se trouve encore aujourd’hui au chômage, n’avaient évidemment pas comme priorité de s’abonner à une chaine de télévision, suite à la l’incapacité financière de leur Etat à maintenir ce service. La situation économique suisse est évidemment différente. Avec un pouvoir d’achat supérieur – qui plus est délivré d’une taxe annuelle de plus de 450 francs – une situation conjoncturelle favorable, les ménages ne feraient pas face au même contexte de crise économique et pourraient s’abonner volontairement à des médias. Sans oublier que dans notre pays, tous les rapports officiels rappellent à quel point le public tient au contenu produit par la SSR et les radio/TV régionales.

L’exemple grec montre au contraire que rendre une entreprise complètement dépendante de l’Etat peut conduire à la ruine et à des changements violents. Les entreprises libres s’adaptent progressivement aux priorités et aux intérêts des citoyens et n’optent pas pour des décisions arbitraires aussi drastiques et déconnectées des prestations des journalistes ou de la volonté des citoyens. La violence d’un tel changement n’a rien à voir avec une situation de concurrence libre mais tout à voir avec les dérives corporatistes d’une politique qui veut gérer les affaires à la place de son peuple.

Autre comparaison hasardeuse : le comité a présenté l’histoire de l’aventure de Canal9 qui s’était vu autrefois refusé une contribution par la redevance et qui avait dû en appeler à la solidarité des valaisannes et des valaisans. Les donations n’avaient pas réussi à couvrir la somme initiale. Là encore, la situation n’a rien à voir avec un environnement post NoBillag : Canal9 avait continué à délivrer ses prestations, notamment gratuitement via internet, sans obligation de payer son contenu. Aucun changement donc pour l’utilisateur. Aucune incitation directe à montrer sa solidarité. Il était donc demandé aux valaisans de continuer à financer des médias qui étaient disponible sans majoration de prix pour chacun. On est loin de la solution qui passe par le paiement d’un abonnement qui donne accès seulement à ceux qui paient. Et pourtant, malgré cela, une belle somme fut réunie !

La situation montre donc au contraire que les directives arbitraires du système de redevance ne respectent pas les préférences des citoyens et démontre également dans les actes que les gens sont prêts à soutenir une entreprise locale, même sans obtenir aucune contrepartie ! Encore un magnifique autogoal.

La dystopie de 26min

Les deux Vincent ont présenté dans leur numéro final de 26min un montage digne d’un scénario hollywoodien. Plongé dans un univers dystopique, largement inspiré de la série Black Mirror, nous suivons le quotidien d’un personnage vivant dans un monde où « l’on paie ce que l’on consomme » qui se voit débiter de son compte la moindre de ses actions individuelles. Cela faisant évidemment référence à la campagne NoBillag où l’intérêt est de sortir de ce système de buffet unique où le citoyen est obligé de financer des prestations contre son gré.

En utilisant l’angle de la satire qui s’affranchit avec aisance des exigences de neutralité du mandat public sur l’information, la SSR peut se permettre un peu de propagande et utiliser l’argent de la redevance pour toucher le public avec la renommée de ses deux animateurs. Sans oublier l’appel au vote, sur un ton décalé. Et on mélange allègrement la notion d’impôt, de taxe et de redevance.

Neutralité - Avec la sourire

Evidemment, la réalité est totalement éloignée de cette fiction. Lorsqu’on paie un prix pour un produit, on paie en réalité toute une chaine de service. Lorsqu’on paie un loyer, on paie pour l’entier du service de l’immeuble comme les escaliers et les ascenseurs et il n’y a pas besoin d’une loi pour contraindre les gens à payer une offre globale.

Portons aussi un oeil attentif à deux messages envoyés subrepticement durant ce show :

Le Temps contre les gratuits : dans un kiosque à journaux du futur (oui c’est relativement absurde de penser qu’il en existerait) le Vincent du futur choisit un journal gratuit de basse qualité plutôt que le journal Le Temps situé sur le présentoir. La SSR profite donc pour lancer des fleurs aux médias traditionnels sérieux contre les gratuits. Pourtant NoBillag n’empêche aucunement les médias de qualité de vivre. L’existence du Temps le prouve amplement. Au contraire, elle permet à ces derniers de cesser de subir la concurrence déloyale actuelle, notamment en ligne. Tout le monde sera d’accord pour admettre que la concurrence déloyale que font subir la SSR et les radio/TV régionales à la presse écrite, via les différentes plateformes en ligne, c’est tout sauf « un cadeau » en ces temps de transformation du paysage médiatique. D’ailleurs, actuellement dans le monde libre de la presse écrite c’est même plutôt Le Matin dans sa version papier qui est menacé de disparition, un journal de simple facture qui perd sa clientèle en raison d’internet et des gratuits.

La SSR doit cependant créer une large alliance du monde journalistique pour lutter contre NoBillag, qui pourtant ne touche principalement qu’eux. Ces dernières années, la SSR, dans un soudain élan d’altruisme, a tenté en permanence, de jeter des ponts avec les médias privés pour éviter une guerre intestine entre eux. Le traitement des nouvelles concernant les réformes internes de Tamedia en est également une démonstration.

Blocher TV remplaçant la SSR ?

A la fin du show, un glissement de caméra nous permet de voir la tour « Blocher TV » se dresser face au spectateur. Comme dit lors du chapitre précédent de ce même journal : la campagne du Non à l’initiative tend à nous associer à la droite dure, aux « riches de l’UDC » ou même à des médias internationaux tels que Russia Today ou Fox News. Blocher ou Berlusconi fonctionnent comme des épouvantails à gogo. Pourtant quel pourcentage de la population voudrait s’inscrire à une entreprise personnelle telle que « Blocher TV » ? Bien peu… L’argument de TV Blocher est franchement ridicule. Non seulement, l’ensemble des rapports démontrent que les gens tiennent au contenu délivré par la SSR (le même public paierait dès le 5 mars pour TV Blocher?), mais en plus, Blocher lui-même répète à qui lui demande que le secteur ne l’intéresse pas !

Pour ceux qui aiment les preuves :

Et encore moins dans notre région !

L’idée est encore d’utiliser des symboles qu’une majorité réprouve pour s’attirer les faveurs de ceux-ci sans aucune réflexion critique. Et sans logique. Dans 5 minutes on va reprocher à Blocher de sauver des titres de la presse écrite ! Ou se réjouir de la perte de lecteurs de la Weltwoche, comme l’ont fait certains parlementaires à la tribune du parlement. La diversité et la vitalité de la presse, oui, mais. Et on oublie toujours de préciser que l’argent est dans le camp adverse, clairement pas chez nous !

Des nouvelles de notre campagne

Quant à notre campagne, nous passons maintenant à une phase de rencontre directe avec la population et nous organisons des vins chauds dans différentes villes de Suisse romande :

Durant les mois de janvier et février, de nombreuses distributions de flyers sont à l’agenda, un peu partout en Suisse romande. Si vous avez besoin de flyers, affiches, autocollants, etc, vous pouvez passer commande via le formulaire suivant.

Vous avez également pu voir certains de nos visuels officiels avec ces couleurs rose et vertes. Nous vous délivrerons prochainement des vidéos (certainement moins dotées que les productions de 26min 🙂 ) et d’autres images à partager sur les réseaux sociaux. Vous pouvez toujours activer le sticker « oui à No Billag » sur votre profil en cliquant sur ce lien.

Merci pour votre soutien, de vos partages d’idées, d’images et de vos messages d’encouragement ! Nous nous retrouverons l’année prochaine pour un prochain chapitre de ce journal de campagne.

Frédéric Jollien pour le comité NoBillag

Journal de campagne

Journal de campagne / 12 novembre – 2 décembre

Journal de campagne

2 décembre 2018

Le mois de novembre a été riche en émotions et nous arrivons maintenant au 75% de notre objectif de financement participatif. Nous avons publié nos premières images officielles de la campagne et fait quelques vidéos et articles que vous pouvez retrouver sur nos réseaux sociaux ou sur notre nouveau site internet.

Si la présence de nos adversaires sur les réseaux sociaux se fait plus discrète, ils ont déjà commencé à distribuer des flyers dans les gares et à envoyer des prospectus ou lettres aux différents parlements du pays. On voit ici la différence de moyens. Notre #DavidVSGoliath devient plus clair. Une lettre plus problématique a été envoyée par la direction de la SSR à ses anciens collaborateurs. Il va de soit que la SSR est en mesure de les informer de la tenue d’un souper et des enjeux autour de l’initiative. Il est cependant beaucoup plus problématique de les inviter à prendre part dans le débat public en leur demandant de s’informer uniquement sur le site des contradicteurs de l’initiative. Cela va à l’encontre de leur mandat de neutralité politique et du traitement de l’information.

En parcourant les sites de nos opposants, nous pouvons voir qu’ils reprennent allègrement le prix de un franc par jour pour la redevance. Or ce montant n’est encore qu’une promesse du département de Mme Leuthard ; un projet qui, d’ailleurs, est un nuage de fumée comme nous l’avons expliqué précédemment. Pour rappel, la supercherie se résume à transférer la facture aux entreprises tout en augmentant les recettes globales. Et vous savez tous qui va payer cela.

Cela montre à nouveau, si cela était nécessaire, que cette démarche du département n’était qu’une technique de communication. Car contrairement à ce que dit sa ministre de tutelle, dans l’interview donné à la RTS où elle s’exprimait en disant que ce prix était « vraiment arrivé par hasard » après les calculs de son département, ce prix est purement politique. La plupart des journaux ne sont d’ailleurs pas passés à côté de cette ridicule assertion comme on peut le voir ici ou . La ministre prendrait elle les citoyens pour des imbéciles ? Ne chercherait-elle qu’à protéger ses lobbys et ses fonctionnaires face aux contribuables soumis à leurs services ?

Autre effet de communication : nos contradicteurs nous accusent bien souvent d’être responsables de la fin du mandat de l’entreprise Billag. C’était le cas de Monsieur Levrat (PS) qui nous accusait sur Twitter d’être responsable du chômage des employés de Billag dans le canton de Fribourg. Le conseiller d’Etat genevois François Longchamp (PLR) dans un article pour la Tribune de Genève parle aussi d’une « conséquence du débat sur la redevance ». Ces accusations soulignent un grave problème : nos politiciens semblent mandater ces entreprises non pour des raisons raisonnables d’intérêt public mais à des fins de communication politique. Cela fait réellement peur.

Le pire étant que ces personnes osent dire que nous devons être satisfaits de ces modifications et les traiter comme des « victoires ». Ils croient réellement que changer le nom de Billag par Serafe répond à un changement de système que réclament avec force les signataires de cette initiative ! Ils croient que les gens sont remontés uniquement contre une entreprise particulière et non contre le système de la redevance en lui-même, nous accusant même d’être des menteurs, en prenant le terme de « NoBillag » pour notre campagne. Croient-ils vraiment que les initiants se battent uniquement contre une entreprise de perception ? Nous assistons ici à une énième tentative ridicule de détourner le regard et d’attaquer la crédibilité de la campagne. On rappellera qu’au moment de lancer la récolte de signatures, le changement n’était évidement pas connu. Et pour ceux qui doutent du manque d’efficience des choix de nos politiciens, Serafe toucherait environ 18 millions par année pour la perception. Billag à ce jour ? Plus de 50 millions par année ! On se moque de qui ?

Autre élément rhétorique du discours de nos adversaires : on essaie de donner une étiquette aux initiants. Comme souvent, le but est de donner des caractéristiques dépréciatives pour que les gens identifient un camp avec quelques mots-clés et traits idéologiques. Le travail principal a donc été d’associer notre initiative à l’UDC ou aux mouvements d’extrême-droite. On peut voir par exemple sur cette image du site de nos contradicteurs que notre initiative viserait à remplacer nos chaines régionales et nationales par Fox News, Russia Today, téléblocher ou CCTV (télé nationale chinoise). Une tentative ridicule de dire que notre initiative est proche des régimes totalitaires ou de riches industriels conservateurs. Blocher lui-même explique qu’il n’investira pas en Suisse romande ou dans la presse audiovisuelle de façon générale.

Non No Billag

Evidemment c’est loin d’être le cas. Notre comité et nos soutiens regroupent des gens divers qui ne supportent plus ce système d’imposition et de redistribution arbitraire de notre argent. Même si de nombreuses personnes sont remontées face aux traitements biaisés des médias publics (voir cet exemple), l’objectif de notre initiative n’est pas la réorientation idéologique de l’information mais le libre-choix des consommateurs. D’ailleurs, selon les recherches effectuées récemment, les journalistes du privé ne semblent pas beaucoup plus à droite que ceux du public.

Nous avons d’ailleurs le soutien étonnant d’un groupe s’appelant « Progressistes pour l’abolition de la redevance Billag » sur Facebook qui ont notamment interrogé un ancien inspecteur de l’entreprise Billag qui a choisi de s’exprimer anonymement sur le quotidien de son travail. Nous avons aussi reçu des messages de soutien de personnes se disant issues du marxisme. Vous pouvez trouver une analyse selon leurs visions sur ce blog. C’est très clair, le soutien populaire est large.

La stratégie adverse semble se limiter à balancer des slogans catastrophistes (fin de la cohésion nationale, fin des médias, chômage de tous les journalistes, etc…) et à caricaturer les initiants en d’horribles fascistes adeptes des théories du complot et des « fake news ». Tout cela en nous faisant croire qu’ils font des efforts pour répondre à nos réclamations. En plus de se draper d’une cape de chevalier de la moral, ils nous font croire à leurs bonnes volontés par des petits tours d’illusions.

PDC populisme-page-001

Nous croyons clairement que les citoyens suisses seront capables de voir ce qui se cache derrière ces arguments, d’identifier ces farces et de comprendre les enjeux réels. Il est temps de réclamer nos libertés contre tous ces lobbistes et politiciens qui ne cherchent qu’à maintenir leur bien-être personnel à l’encontre de notre liberté et du Bien Commun.

Frédéric Jollien pour le comité NoBillag romand

 

Journal de campagne

Journal de Campagne NoBillag Romandie

Première période du 18 octobre au 12 novembre

La campagne a été officiellement lancée le 18 octobre lors de l’annonce de la Chancellerie fédérale de la date de votation de notre initiative : cela se déroulera le 4 mars 2018 en parallèle de la votation sur le nouveau régime financier 2021.

Doris

Le même jour, la Conseillère fédérale, Mme Doris Leuthard annonçait le projet de mise en application de la nouvelle LRTV votée en 2015 et qui avait passé de justesse la rampe, en réunissant une majorité historiquement faible de 50.01%, soit quelques 3000 voix d’écart. Le message de la ministre est centré sur la baisse de la redevance pour les ménages à 365.- par année, soit un coût symbolique de un franc par jour. Plus surprenant, la ministre annonce vouloir plafonner les dépenses de la SSR, grande bénéficiaire du système (elle touche à ce jour plus de 90% de la redevance). Une main est tendue envers les médias privés qui demandaient depuis toujours une plus grande part du gâteau. Tout est symbolique et purement politique : l’idée étant de faire un bon geste vers les citoyens et les médias privés mécontents. La réalité de ces « améliorations » est tout autre : les entrées d’argent vont augmenter suite à l’élargissement de la redevance du fait que tout ménage ayant accès à internet se voit maintenant imposé. De plus, dans l’ensemble les entreprises voient leur facture augmenter en ayant désormais une taxe basée sur leur chiffre d’affaire. A des fins évidentes de communication, le département a exempté les plus petites d’entre elles mais le mal est fait : les entreprises paieront plus et nous avec…

Finalement les entrées de la redevance augmenteront pour la société civile mais, par un jeu comptable et de communication diablement efficace, Madame Leuthard se donne une image de réformatrice rigoureuse. Notre rôle sera de le dénoncer : c’est de la pure communication.

Notre campagne a donc été lancée. Principalement sur les réseaux sociaux qui nous offrent une liberté de parole et d’interactions avec les gens que nous ne pouvons atteindre avec les médias traditionnels. Nous publions des articles dans quelques journaux mais les journalistes des chaines publiques et les politiciens ont clairement le dessus sur ces canaux.

Les réseaux sociaux offrent cependant un défi de communication : nous devons vivre avec des commentaires de partisans qui n’ont pas le même soucis d’éthique du débat que nous souhaitons avoir. Contrairement aux dire de M. Tornare, conseiller national, nous constatons cependant que notre revendication n’est pas le fait de quelques « crétins » ou « d’extrémistes » mais d’une frange importante de la population qui voit clairement l’aberration du système actuel. Les raisons de l’exaspération sont nombreuses. Une partie d’entre-eux sont consternés par le manque de neutralité des journalistes de la SSR. D’autres sont plutôt énervés du montant prélevé et du gigantisme de l’entreprise SSR. Des pages non-officielles sont ouvertes. Notre premier travail a été de discuter avec ces gens pour éviter que le débat ne se transforme en campagne d’insultes.

Mais les émotions sont bien présentes dans les deux camps. Les dérapages de personnalités politiques et de journalistes se rajoutent à une ambiance de fin du monde que les contradicteurs souhaitent propager. NoBillag = fin des médias radio/TV, NoBillag = fin de la cohésion nationale, NoBillag = anti-démocratique, etc… Si Billag servait à soutenir un projet d’aide humanitaire, nous serions sans doute aussi accusé d’affamer des populations.

Manuel Tornare : le philosophe.png

Nous constatons que malgré notre engagement sur les réseaux sociaux, nous sommes à des années lumières de bénéficier des moyens de nos contradicteurs : vidéos finement réalisées, graphiques professionnels, flyers déjà en distribution… Nos Memes Viraux et notre petit cochon en logo font pâle figure à côté de cette machine de guerre nouvellement enclenchée.

Nous décidons donc d’en appeler aux donations volontaires et nous prenons le risque de tenter de soulever le plus large financement public de l’histoire des campagnes politiques en Suisse. L’objectif est ambitieux : 100’000 francs. Ils se rajouteraient à notre mise actuelle qui s’élève actuellement à quelques 30’000 francs. De notre côté, les projets ne manquent pas, mais si nous voulons un peu de qualité, il faudra s’en référer à de véritables professionnels. Par cette communication, nous voulons lever les voiles d’émotions et parler concrétement de la solution organique et volontaire que nous proposons à cette direction politique et corporatiste des médias.

Nous décidons d’utiliser le portail wemakeit.ch, plateforme de Crow Funding suisse reconnue. Après validation du projet et deux jours de collecte fructueuse (plus de 10’000 francs), notre projet est banni de la plateforme ; la direction ayant trouvé notre initiative trop extrêmiste. L’argent est donc retourné aux donateurs et nous nous retrouvons avec un projet avorté et une image écornée.

Nous regrettons cette décision mais ne pouvons guère nous indigner face à la politique commerciale et au manque de professionnalisme franchement ridicule de cette organisation. Nous ignorons les raisons véritables de ce revirement (politiques ?) de cette plateforme. Nous avons de la peine à comprendre comment une initiative fédérale acceptée par la chancellerie et soutenue par plus d’une centaine de milier de signataires pourrait être plus « extrêmiste » qu’un projet de « cours de math à Mme Gössi » lancé par les Jeunes Verts bernois en septembre passé.

Nous ne nous décourageons pas et recevons le soutien d’un jeune informaticien qui créé en urgence une plateforme de crowfunding hébergée sur son serveur. L’aide est bienvenue et nous relançons rapidement la campagne de collecte qui aujourd’hui s’élève déjà à plus de 50’000 CHF.

Le dimanche 5 novembre nous avons rassemblé le comité ainsi que les militants de NoBillag Romandie à Lausanne pour une première grande réunion. Les objectifs ont été posés, les projets sont lancés et nous sommes désormais prêts à travailler avec ardeur à la réussite de ce changement substantiel de notre politique médiatique suisse.

Merci d’avance pour votre soutien et au plaisir de partager et échanger avec vous durant les prochains mois à venir.

Pour le Comité NoBillag Romandie

Frédéric Jollien