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Discours fin de campagne – Frédéric Jollien

Chers amis, chers supporters et activistes pour la liberté, mesdames messieurs,

Aujourd’hui les citoyennes et citoyens de ce pays décideront de mettre fin ou non à l’obligation de payer pour une redevance de radio et télévision.

Voilà maintenant 4 ans que Florian Maier, un des trois initiateurs de ce projet, me présenta à Fribourg le projet pour mettre fin à une injustice et une incohérence dans notre paysage médiatique. J’ai choisi de m’engager pour cette initiative en Romandie et je fus rapidement rejoint par Nicolas Jutzet qui en pris la présidence ainsi que de nombreux jeunes libéraux-radicaux et UDC francophones.

Fatigué de devoir sans arrêt être sur la défensive pour affronter les idées étatistes de nos adversaires, nous avions fait le choix de prendre les devants et de rappeler aux suisses que notre pays est riche du respect qu’il porte à la liberté de ses citoyens, que la politique doit être limitée pour promouvoir la diversité et empêcher le jeu des rentes, des lobbys et des corporations.

Benjamin Constant, un grand penseur et philosophe romand disait dans son discours célèbre à l’Athénée royale les mots suivants :

« Les dépositaires de l’autorité sont disposés à nous épargner toute sorte de peine, excepté celle d’obéir et de payer ! Ils nous diront : « Quel est au fond le but de vos efforts, le motif de vos travux, l’objet de toutes vos espérances ? N’est-ce pas le bonheur ? Eh bien, ce bonheur, laissez-nous faire et nous vous le donnerons. » Non, Messieurs, ne laissons pas faire. Quelque touchant que soit un intérêt si tendre, prions l’autorité de rester dans ses limites. Qu’elle se borne à être juste ; nous nous chargeons d’être heureux. »

L’autorité politique et les corporations soutenues par son financement obligatoire se targuent d’être les seuls à pouvoir garantir une information libre et indépendante et de permettre cette information dans toutes les régions linguistiques de ce pays, ignorant au passage la presse écrite qui assure une information variée et de qualité dans tout notre pays sans être liée à un financement obligatoire.

Du haut de leurs grandes tours d’ivoire à Genève ou à Zürich, ces médias nous disent que sans notre servitude béate, aucune télévision et radio de qualité ne pourrait survivre, insultant au passage nos volonté, notre intelligence et nos choix. Le Tessin compte aujourd’hui trois quotidiens, deux titres dominicaux, trois magasines et une chaine privée montrant que la population suisse est attachée à l’information locale et que nous n’avons pas besoin d’être les mendiants des autres régions linguistiques et de créer des tensions entre les régions pour faire vivre des médias à notre hauteur.

L’initiative populaire nous permet de contourner les intérêts de la politique pour que les citoyens puissent directement reprendre en main leurs libertés confiscées. Au 20ème siècle à l’entrée de la première guerre mondiale, les Etats européens, confrontés à la pensée collectiviste la plus violente de l’histoire, avaient confisqués les antennes de radio privées pour des raisons de sécurité et afin d’empêcher la « propagande » étrangère. Le monopole de l’Etat sur ces canaux médiatiques ne fut levé que dans les années 80 sous la pression des radios pirates, autrefois illégales. Notre système actuel de distribution de privilèges et l’avantage profond de la SSR dans ce marché reflète encore cet ancien monopole.

Comme l’a dit Olivier Kessler, notre combat a été tout d’abord moqué, ignoré puis combattu par les milieux concernés à hauteur de plusieurs millions. C’était véritablement un combat de David contre Goliath !

Nous avions une tâche pédagogique absolument gigantesque et nous étions confrontés à une difficulté majeure : la peur du changement des suisses. Ce conservatisme est bien souvent salutaire dans notre pays pour éviter de détruire les valeurs libérales de notre pays mais aujourd’hui il s’ agit de lever une taxe relativement moderne dans l’histoire suisse et contraire à l’esprit de libre entreprise qui règne majoritairement dans ce pays.

Nous avons ainsi levé le tabou qui règne sur le service public. Nous avons mis en exergue les bricolages légaux de l’OFCOM pour établir des prix de campagne (le fameux 1CHF/jour) et sa plus large distribution de privilège afin de contenter un maximum de médias. Le citoyen a été dupé : on lui a vendu une baisse de la redevance alors qu’on a étendu cette facture à la totalité de la population que le citoyen possède une tv ou non et amplifié la facture sur les entreprises, se voyant ainsi doublement taxé complètement injustement. Ces élus n’ont pas de cohérence, seul règne l’intérêt de se faire bien voir par la population et les lobbys par tous les moyens possibles.

Aujourd’hui nous allons découvrir le résultat de cette campagne. Quelque soit le résultat, je suis très fier de nous. Nous avons osé affronter la caste « des intouchables », ceux qui dirigent l’information et donc l’opinion public, soit disant des garants de notre intelligence et de la démocratie. Nous avons challengé ce statu quo qui se moque de nous… mais pas de notre argent.

Je voudrais tous vous remercier mais principalement le comité romand, composé quasiment uniquement de jeunes. Un merci aussi à l’USAM de nous avoir suivi dans notre combat. Ils ont une véritable éthique de l’entreprenariat et nous saluons leur courage. Un merci aussi à l’UDI et au soutien de Rouge FM qui a osé s’afficher comme un média indépendant de la politique.

Merci à vous, je vous souhaite une bonne journée et que vive la Suisse libre !

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Communiqué de presse – Le peuple refuse l’initiative, place aux réformes

Chère Madame, Cher Monsieur,

En ce 4 mars 2018, la population de notre pays a décidé de refuser majoritairement notre initiative populaire. Nous regrettons cette occasion manquée de rendre une liberté de choix aux citoyens. Cet idéal est aujourd’hui rejeté par une majorité des votants. Nous prenons acte de cette décision. Visiblement les citoyens ne semblent pas convaincus par une transition complète vers une une solution de libre-entreprise. Cependant, il est évidemment, et le débat n’a cessé de le démontrer, que des réformes en profondeur sont nécessaires et désirées tant le système actuel souffre d’incohérences. La campagne, qui aura vu David affronter Goliath, a permis un débat important et passionnant. A l’issue de celui-ci, il est désormais acquis que le système actuel doit être revu en profondeur.

Il y a eu aujourd’hui un grand vainqueur : la démocratie directe et tous les électeurs de ce pays, qui ont été les seuls dans le monde à avoir eu l’occasion de s’exprimer dans les urnes sur le financement obligatoire des médias. La Suisse doit être fière de cela. Cette campagne est le début d’une longue discussion.

Lors des nombreux débats auxquels nous avons participé ces dernières semaines, nos opposants ont fait des promesses. Gilles Marchand, directeur général de la SSR, a plusieurs fois évoqué un plan R comme réforme. De son côté Madame Ladina Heimgartner, numéro 2 de la SSR, n’a pas hésité à utiliser un terme sans équivoque: « dégraisser » au moment d’évoquer l’avenir de l’entreprise qui touche aujourd’hui plus de 90 % des recettes issues de la redevance. Le parlement et les divers acteurs doivent désormais prendre en compte le besoin de changement et d’évolution et quitter ce modèle de distribution de privilèges. Il s’agit donc de passer de la parole aux actes. Sans la pression populaire soulevée par notre initiative, aucun changement n’aurait eu lieu. Nous espérons que ce vaste débat, qui aura su faire sauter le tabou du financement étatique des médias, va permettre au parlement d’enfin réformer en profondeur un système dépassé et injuste.

Merci d’avance pour l’attention que vous accorderez à notre communiqué.

Avec nos cordiales salutations,

Nicolas Jutzet: Président du comité No Billag Romandie / 079 841 55 05

Frédéric Jollien: porte-parole du comité Romandie / 078 765 68 67

Thomas Birbaum: vice-président du comité No Billag Romandie / 079 268 92 74

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Entre corporatisme et liberté

Lorsqu’on est en voyage, on est souvent impressionné par les différences significatives qui existent entre les organisations politiques des pays. Je discutais récemment avec une journaliste française qui apprit avec étonnement que dans notre pays la presse écrite ne touche pas de subvention directe de la part de l’Etat. Chaque année en France, l’Etat distribue plusieurs centaines de millions d’euros en aide directe aux journaux du pays et leur donne également une quantité importante d’aides indirectes ainsi qu’un abattement fiscal pour les journalistes. Lorsque la baisse du lectorat et les revenus publicitaires se firent sentir en 2016, c’est la ministre de tutelle qui annonça un soutien indéfectible aux journaux pour empêcher leur disparition. En Suisse romande, l’Hebdo disparut et on lui rendit hommage tout en saluant le courage des nouveaux entrepreneurs qui lancèrent un journal sur un nouveau modèle éditorial.

Je notais avec amusement que comme ici pour défendre la redevance, ces subventions françaises sont justifiées officiellement par une nécessité de « représentativité de la pluralité des médias» ainsi que pour défendre le « débat et le pluralisme démocratique ». Pourtant en Suisse, malgré une bien moindre population, nous maintenons une diversité de la presse et une couverture régionale exemplaire et cela sans subvention nationale.

Quand les changements de goûts, de technologie ou encore de valeurs transforment les habitudes des citoyens, le principe de base de la Suisse est de respecter leurs avis. Lorsque les fichiers musicaux électroniques apparurent, personne ne leva le petit doigt pour les disquaires. Les entreprises naissent, se transforment et parfois meurent. C’est le secret d’une société qui évolue, qui choisit et qui prospère.

En Suisse, si c’est le cas pour la presse écrite, il en va tout autrement de la télévision et de la radio. Malgré la perte d’auditeurs, nous n’avons cessé de payer de plus en plus pour leurs services. Depuis l’entrée en vigueur de la redevance, la facture n’a cessé de prendre l’ascenseur malgré l’augmentation de notre population et l’amélioration technologique. La raison est simple : le citoyen n’a pas le choix de payer ou non. Il est captif. Le montant est un prix politique fixé par le gouvernement en interaction avec les lobbys concernés. En Suisse, comme ailleurs, le corporatisme est la clé pour certaines entreprises dans le but de lutter contre l’instabilité d’une société libre.

Nos médias, et il est important de le souligner, ne sont pas aussi politisés et aidés que dans les pays alentours. Nous n’avons pas de culte médiatique du politique, pas de gouvernement majoritaire et le politique est par conséquent moins incité à accorder des privilèges aux médias ou à les contrôler. La fragmentation du pouvoir de la Suisse et la faiblesse médiatique de nos politiciens de milice a certainement favorisé à notre pays un environnement plus propice à la liberté.

Aujourd’hui, face aux changements technologiques, les entreprises se transforment et s’affrontent sur un même canal médiatique : l’internet. Les chaines de télévision se mettent à écrire des articles accompagnant leurs vidéos en ligne et la presse écrite filme ses interviews. Les frontières entre les canaux médiatiques s’amenuisent et s’effacent. Cette mutation de l’industrie des médias restructure totalement nos habitudes mais elle nous met surtout face à des incohérences institutionnelles que nous maintenions depuis des décennies : nous avons des médias avec clientèle captive et d’autres avec une clientèle libre.

L’initiative NoBillag, en dehors des slogans et des cris d’orfraie, pose une réelle question de société : souhaitons-nous un paysage médiatique soumis à la politique et à son jeu, ses logiques, ou aux citoyens et à leurs choix ?

Nous n’avons jamais caché que les valeurs que nous défendons avec cette initiative impliquent du mouvement et des changements. Nous pensons sincèrement que si la Suisse va si bien et est le pays le plus libre économiquement en Europe, ce n’est pas un accident mais le fruit d’une histoire et d’un régime politique où les citoyens peuvent dire « stop » à la politique et leur clientélisme. Nous vous invitons à revendiquer vos droits, notamment celui de choisir, à rétablir un environnement sain et cohérent dans nos médias et à séparer clairement la politique des médias en disant OUI à l’initiative pour la suppression des redevances radio/télévision.

Frédéric Jollien

Membre du comité NoBillag

 

 

 

Journal de campagne

5ème épisode – du 15 janvier au 5 février

Nous affrontons la période la plus intense au niveau médiatique. Les membres du comité ainsi que plusieurs sympathisants ont été invités aux quatre coins de la Romandie pour exposer leurs arguments ainsi que débattre face aux opposants. La rencontre avec la population, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la rue, est passionnante. Notre initiative vitalise la démocratie, incroyable !

Suite aux artistes, c’était le tour des cinéastes, des associations pour les personnes atteintes de handicap, les églises et les festivals. Si leur communication est bien souvent questionnable en terme de bon goût, c’était surtout au niveau du fond que leur message manque leur cible : l’initiative met un terme à un système de financement, pas à l’entier de la culture, des aides pour les handicapés, les églises ou les babibouchettes. Les moyens ne disparaissent pas, ils sont dans les mains de leurs propriétaires légitimes. L’argent est rendu au peuple, ce dernier va enfin pouvoir soutenir les causes qui lui tiennent à cœur ! Il est temps d’arrêter de prendre les gens pour des moutons soumis à un système politique qui « veut leur bien » sans leur consentement. Si les gens tiennent réellement à ces causes, ils seront évidemment d’accord de soutenir ces dernières de façon volontaire.

Avec l’initiative, la SSR se verra délivrée de certaines contraintes étatiques et la Confédération prendra le relai de ces aides particulières fournies actuellement (par exemple les aides pour les personnes en situation de handicap), elle pourra le faire en invoquant les articles constitutionnels concernés. Plus la campagne avance, plus il est évident que la SSR est perçue comme un office de la Confédération chargée de multiples tâches politiques en lieu et place d’une entreprise médiatique privée. La SSR fait office de ministère de la culture bis. Il est temps que le citoyen reprenne le contrôle de la politique de ce pays et que les tâches culturelles ou d’aides sociales soient sous le contrôle d’instances élues et non d’une entreprise spécifique bénéficiant d’une clientèle captive. On gagnerait en efficacité à faire des appels d’offre pour ces mandats publics et à laisser toutes les initiatives et les entreprises de ce pays proposer leurs services.

Les cinéastes suisses ont également mis en scène des vidéos scandaleuses moquant l’entreprise privée : des enfants devant payer chaque jour pour entrer dans une classe d’une école privée ou des pompiers n’intervenant qu’avec un code client. On voit là toute la vision qu’ont ces personnes de l’entreprise libre et des activités commerciales de ce pays.

En réalité, contrairement à ce qu’ils disent, ce n’est pas l’appat de l’argent qu’ils combattent, ils sont au contraire bien contents d’en recevoir abondamment, mais c’est la liberté des individus et le travail de conviction des entreprises privées pour convaincre leurs clients qui les dégoutent. Ils ont été mis sur un pied d’estale et leur conviction est que la qualité et l’importance de leur travail se passent de notre consentement.

Nous avons pu constater que la vie dynamique et engagée d’une entreprise ne plait pas à de nombreux acteurs médiatiques et qu’ils aimeraient plutôt être subventionnés pour qu’on maintienne leurs entreprises dans leurs formes actuelles. Ceci serait désastreux autant pour les entreprises privées, tels que les journaux qui essaient de s’adapter au monde moderne, que pour les contribuables contraints de payer alors que l’économie moderne devrait amener des réductions de coût et une augmentation de leurs pouvoirs d’achat. La politique de l’arrosage public et du corporatisme actuel doit être stoppée par les citoyen-ne-s, par une nette acceptation de l’initiative.

Concernant notre campagne, l’heure est à l’information publique. Nous avons envoyé dans de nombreuses communes des flyers explicatifs et nous comptons sur votre aide pour toucher les différentes communes n’ayant pas reçu ce tout-ménage. Si vous souhaitez nous aider à toucher un maximum de gens, vous pouvez simplement cliquer sur ce lien https://www.prospectus-partout.ch/nobillag/ et voir les communes que vous pouvez sponsoriser.

Ces prochaines semaines nos volontaires seront mobilisés dans tous les cantons pour l’affichage et la distribution de flyers dans les gares et places de marché. Si vous souhaitez nous aider, merci de nous contacter ici https://nobillag.ch/fr/contact/.

Nous tenons également à vous informer que plusieurs vidéos seront publiées ces prochains jours sur les réseaux sociaux et nous comptons sur vous pour les partager largement autour de vous. Dans ce climat de «fin du monde » largement dominé par nos opposants nous comptons sur l’engagement organique des citoyen-ne-s plutôt que sur des vidéos d’artistes ou de célébrités à l’engagement sélectif et bien souvent intéressé.

 

Il s’agit maintenant de se mobiliser et de faire passer un message clair : Non, ce système de distribution arbitraire d’argent n’est pas indispensable à la cohésion suisse ou à l’information ! Non, ce système est contraire à une société libre qui reconnait la liberté de ses citoyen-ne-s ! Non, faire s’exprimer le peuple sur un paiement auquel ils ont été soumis pendant des décennies n’est pas anti-démocratique ! Non, cela ne sonne pas la fin des médias indépendants : les journaux n’étant pas dans ce système sont des preuves évidentes qu’une offre d’information neutre existe en dehors de la soumission à une taxe!

Il faut faire cesser cette mascarade ! Ils ont hurlé à mort sur tous les réseaux. Ils ont reconnu la plupart des critiques et n’ont absolument rien proposé ! Il n’y a aucune volonté de réformer quoi que ce soit et cela a été démontré durant ces 5 dernières années de débat perpétuel. La seule façon d’enfin remettre le citoyen au centre du débat, c’est de voter OUI le 4 mars prochain.

Arrêtons ces privilèges et ce corporatisme ! L’initiative populaire permet de contourner les intérêts de la politique et des corporations qui nous abreuvent d’arguments anxiogènes. Sachons leur montrer qu’en Suisse c’est la population qui est souveraine et qu’elle ne tolère plus l’irrespect et l’arrogance de certains!

Frédéric Jollien

pour le comité NoBillag

Journal de campagne

Quatrième épisode – du 27 décembre au 14 janvier

La campagne est définitivement lancée! Les discussions durent depuis plus d’un mois, mais désormais, on entre dans le vif du sujet. C’est dans les prochaines semaines que tout se joue. Notre équipe de bénévoles se tient prête, pour gagner ce combat, avec, et surtout, grâce à vous. Mais avant de nous atteler à gagner cette votation, revenons sur les quelques événements des dernières semaines.

Service public de l’audiovisuel : l’impossible neutralité

Avant la fin de l’année 2017, Frédéric Jollien a résumé, dans un article paru sur notre site, pourquoi le sytème actuel se basait sur une erreur de pensée. En quelques mots : « l’indépendance et le pluralisme ne requièrent absolument pas un service financé par la loi  : ils se développent dès qu’on laisse libres les acteurs médiatiques de se confronter et prouver la validité de leurs investigations. C’est le « plébiscite quotidien » du public qui assure leur succès, plutôt qu’une obligation fiscale ». Pour une réelle diversité et les mêmes conditions pour tous, en abolissant les privilèges de certains acteurs, sur le dos du reste, c’est un oui qu’il faudra glisser dans l’urne.

Bonne année 2018 !

« Cachez cette vidéo que je ne saurais voir » – L’épisode mégalomane des Vincent

Suite à une publication sur notre page Facebook, qui renvoyait simplement vers une vidéo, datant de leur époque sur Couleur 3, qui se gaussait des incohérences et des dérives du système Billag, la RTS a « rendu momentanément indisponible » le sketch humoristique en question. Apparement, le contenu gêne désormais les auteurs. Vous pouvez retrouver notre communiqué de presse sur la thématique en cliquant ici.

Nous regrettons le manque d’humour des comédiens lorsque leurs sketchs ne les arrangent plus et nous nous excusons bien évidemment de trouver leur humour drôle. Par avance, nous vous demandons bien évidemment de ne plus regarder ces vidéos, disponibles pour toute la population via internet, mais apparemment indisponible pour la communauté de notre page, qui pourtant paie la redevance… et donc le contenu de ses vidéos. Mais votre rire heurte, soyez compréhensifs.

Une polémique qui en dit long sur les incohérences du système actuel 

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Une autre publication sur facebook a suscité beaucoup de réactions. Bien au-delà de notre communauté habituelle. Selon des informations du journal Le Temps, les employés de la SSR restent exemptés de redevance. Bien conscient que cette situation était injustifiable, la direction de la SSR a annoncé dès 2014 qu’elle allait y mettre un terme. Rien à voir avec le lancement de notre initiative qui date de la même année, évidemment. Toujours est-il que, après tractations, cette faveur a même été prolongée d’un an, jusqu’en 2019! Et qui paie cette facture, à votre avis ?

Contraindre tout le monde à payer et faire campagne activement sur les réseaux sociaux, ça ne les gêne pas par contre…

Notre initiative permettra aux ménages de ce pays de bénéficier de la même situation, ne plus avoir à payer la redevance!

Facture Billag, une dernière douloureuse

Qui dit début d’année, dit arrivée de la facture Billag. Que du bonheur, cette obligation de payer pour un service que certains ne désirent et/ou ne peuvent pas se permettre de payer !

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A condition de mobiliser le public qui soutient massivement l’initiative, il est fort probable que cette facture soit la dernière ! Qu’elle soit envoyée par Billag pour 2018, ou par Serafe, – l’entreprise qui prendrait le relai en cas de maintien de ce système dépassé et injuste – cette facture énerve de nombreux citoyens. Il est temps d’y mettre un terme.

Finalement, le samedi 13 janvier, nous avons pu présenter notre initiative à l’assemblée des délégués du PLR, réunie à Bienne. Contrairement au groupe parlementaire et à ses dirigeants, la base semble ouverte à la discussion sur ce thème. Les nombreux témoignages et les questions en attestent. A la fin d’un débat ouvert et équilibré, nous parvenons à convaincre 82 personnes, contre 204 voix pour le non et 12 abstentions. Pour rappel, selon les premiers sondages, dans la base du PLR, l’initiative récolte un soutien indiscutable.

 

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Aidez-nous à convaincre une majorité des citoyens 

Notre matériel de campagne est désormais disponible. Tout un chacun peu commander des flyers, des autocollants et des affiches via notre site internet. Des nombreuses distributions auront lieu dans les prochaines semaines, dans la rue, dans les gares. Vous aurez également l’occasion de venir nous poser vos questions sur nos stands, un peu partout en Suisse romande! On vous tiendra au courant sur notre page facebook.

En attendant, voici quelques images qui résument parfaitement, avec humour, le catastrophisme ambiant de nos opposants, qui ne savent vraiment plus quoi inventer pour tenter de justifier l’existence d’un modèle vétuste :

 

Au plaisir,

Nicolas Jutzet pour le comité NoBillag

Journal de campagne

Journal de campagne NoBillag / 2 décembre – 26 décembre

26 décembre

Nous savions qu’en défendant cette initiative, nous ferions face à une opposition très forte dûe à l’énorme enjeu financier entourant ce système dépassé de clientèle captive. Nous savions que les prétentions de neutralité des bénéficiaires de la redevance sont des nuages de fumée pour mieux endormir les assujettis. Mais nous ne pensions pas que cette campagne en ferait à ce point la démonstration.

Nous avons choisi de reprendre ici quelques exemples :

Les comparatifs aventureux des contradicteurs à l’initiative

Dans leur course au catastrophisme, nos contradicteurs s’essaient ces dernières semaines à des comparaisons hasardeuses. Sur une vidéo de campagne, une journaliste de la télévision nationale grecque décrit les événements suite à la faillite de leur Etat et la privatisation de son entreprise médiatique nationale. Elle y décrit la catastrophe démocratique de la disparition de ce média d’Etat. L’entreprise nationale grecque était totalement dépendante d’un appareil politique incompétent et corrompu qui a mené à ces terribles mesures. Le peuple grec, appauvri, ayant dû subir la lourde facture de ses politiques, et dont une grande partie se trouve encore aujourd’hui au chômage, n’avaient évidemment pas comme priorité de s’abonner à une chaine de télévision, suite à la l’incapacité financière de leur Etat à maintenir ce service. La situation économique suisse est évidemment différente. Avec un pouvoir d’achat supérieur – qui plus est délivré d’une taxe annuelle de plus de 450 francs – une situation conjoncturelle favorable, les ménages ne feraient pas face au même contexte de crise économique et pourraient s’abonner volontairement à des médias. Sans oublier que dans notre pays, tous les rapports officiels rappellent à quel point le public tient au contenu produit par la SSR et les radio/TV régionales.

L’exemple grec montre au contraire que rendre une entreprise complètement dépendante de l’Etat peut conduire à la ruine et à des changements violents. Les entreprises libres s’adaptent progressivement aux priorités et aux intérêts des citoyens et n’optent pas pour des décisions arbitraires aussi drastiques et déconnectées des prestations des journalistes ou de la volonté des citoyens. La violence d’un tel changement n’a rien à voir avec une situation de concurrence libre mais tout à voir avec les dérives corporatistes d’une politique qui veut gérer les affaires à la place de son peuple.

Autre comparaison hasardeuse : le comité a présenté l’histoire de l’aventure de Canal9 qui s’était vu autrefois refusé une contribution par la redevance et qui avait dû en appeler à la solidarité des valaisannes et des valaisans. Les donations n’avaient pas réussi à couvrir la somme initiale. Là encore, la situation n’a rien à voir avec un environnement post NoBillag : Canal9 avait continué à délivrer ses prestations, notamment gratuitement via internet, sans obligation de payer son contenu. Aucun changement donc pour l’utilisateur. Aucune incitation directe à montrer sa solidarité. Il était donc demandé aux valaisans de continuer à financer des médias qui étaient disponible sans majoration de prix pour chacun. On est loin de la solution qui passe par le paiement d’un abonnement qui donne accès seulement à ceux qui paient. Et pourtant, malgré cela, une belle somme fut réunie !

La situation montre donc au contraire que les directives arbitraires du système de redevance ne respectent pas les préférences des citoyens et démontre également dans les actes que les gens sont prêts à soutenir une entreprise locale, même sans obtenir aucune contrepartie ! Encore un magnifique autogoal.

La dystopie de 26min

Les deux Vincent ont présenté dans leur numéro final de 26min un montage digne d’un scénario hollywoodien. Plongé dans un univers dystopique, largement inspiré de la série Black Mirror, nous suivons le quotidien d’un personnage vivant dans un monde où « l’on paie ce que l’on consomme » qui se voit débiter de son compte la moindre de ses actions individuelles. Cela faisant évidemment référence à la campagne NoBillag où l’intérêt est de sortir de ce système de buffet unique où le citoyen est obligé de financer des prestations contre son gré.

En utilisant l’angle de la satire qui s’affranchit avec aisance des exigences de neutralité du mandat public sur l’information, la SSR peut se permettre un peu de propagande et utiliser l’argent de la redevance pour toucher le public avec la renommée de ses deux animateurs. Sans oublier l’appel au vote, sur un ton décalé. Et on mélange allègrement la notion d’impôt, de taxe et de redevance.

Neutralité - Avec la sourire

Evidemment, la réalité est totalement éloignée de cette fiction. Lorsqu’on paie un prix pour un produit, on paie en réalité toute une chaine de service. Lorsqu’on paie un loyer, on paie pour l’entier du service de l’immeuble comme les escaliers et les ascenseurs et il n’y a pas besoin d’une loi pour contraindre les gens à payer une offre globale.

Portons aussi un oeil attentif à deux messages envoyés subrepticement durant ce show :

Le Temps contre les gratuits : dans un kiosque à journaux du futur (oui c’est relativement absurde de penser qu’il en existerait) le Vincent du futur choisit un journal gratuit de basse qualité plutôt que le journal Le Temps situé sur le présentoir. La SSR profite donc pour lancer des fleurs aux médias traditionnels sérieux contre les gratuits. Pourtant NoBillag n’empêche aucunement les médias de qualité de vivre. L’existence du Temps le prouve amplement. Au contraire, elle permet à ces derniers de cesser de subir la concurrence déloyale actuelle, notamment en ligne. Tout le monde sera d’accord pour admettre que la concurrence déloyale que font subir la SSR et les radio/TV régionales à la presse écrite, via les différentes plateformes en ligne, c’est tout sauf « un cadeau » en ces temps de transformation du paysage médiatique. D’ailleurs, actuellement dans le monde libre de la presse écrite c’est même plutôt Le Matin dans sa version papier qui est menacé de disparition, un journal de simple facture qui perd sa clientèle en raison d’internet et des gratuits.

La SSR doit cependant créer une large alliance du monde journalistique pour lutter contre NoBillag, qui pourtant ne touche principalement qu’eux. Ces dernières années, la SSR, dans un soudain élan d’altruisme, a tenté en permanence, de jeter des ponts avec les médias privés pour éviter une guerre intestine entre eux. Le traitement des nouvelles concernant les réformes internes de Tamedia en est également une démonstration.

Blocher TV remplaçant la SSR ?

A la fin du show, un glissement de caméra nous permet de voir la tour « Blocher TV » se dresser face au spectateur. Comme dit lors du chapitre précédent de ce même journal : la campagne du Non à l’initiative tend à nous associer à la droite dure, aux « riches de l’UDC » ou même à des médias internationaux tels que Russia Today ou Fox News. Blocher ou Berlusconi fonctionnent comme des épouvantails à gogo. Pourtant quel pourcentage de la population voudrait s’inscrire à une entreprise personnelle telle que « Blocher TV » ? Bien peu… L’argument de TV Blocher est franchement ridicule. Non seulement, l’ensemble des rapports démontrent que les gens tiennent au contenu délivré par la SSR (le même public paierait dès le 5 mars pour TV Blocher?), mais en plus, Blocher lui-même répète à qui lui demande que le secteur ne l’intéresse pas !

Pour ceux qui aiment les preuves :

Et encore moins dans notre région !

L’idée est encore d’utiliser des symboles qu’une majorité réprouve pour s’attirer les faveurs de ceux-ci sans aucune réflexion critique. Et sans logique. Dans 5 minutes on va reprocher à Blocher de sauver des titres de la presse écrite ! Ou se réjouir de la perte de lecteurs de la Weltwoche, comme l’ont fait certains parlementaires à la tribune du parlement. La diversité et la vitalité de la presse, oui, mais. Et on oublie toujours de préciser que l’argent est dans le camp adverse, clairement pas chez nous !

Des nouvelles de notre campagne

Quant à notre campagne, nous passons maintenant à une phase de rencontre directe avec la population et nous organisons des vins chauds dans différentes villes de Suisse romande :

Durant les mois de janvier et février, de nombreuses distributions de flyers sont à l’agenda, un peu partout en Suisse romande. Si vous avez besoin de flyers, affiches, autocollants, etc, vous pouvez passer commande via le formulaire suivant.

Vous avez également pu voir certains de nos visuels officiels avec ces couleurs rose et vertes. Nous vous délivrerons prochainement des vidéos (certainement moins dotées que les productions de 26min 🙂 ) et d’autres images à partager sur les réseaux sociaux. Vous pouvez toujours activer le sticker « oui à No Billag » sur votre profil en cliquant sur ce lien.

Merci pour votre soutien, de vos partages d’idées, d’images et de vos messages d’encouragement ! Nous nous retrouverons l’année prochaine pour un prochain chapitre de ce journal de campagne.

Frédéric Jollien pour le comité NoBillag

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Service public de l’audiovisuel : l’impossible neutralité

Un argument souvent avancé en faveur d’un service public de l’information financé par une redevance plutôt qu’un service dit « commercial» qui serait soumis aux lois du marché est celui de la neutralité : le service public serait plus à même de respecter une certaine objectivité journalistique, la pluralité des opinions et la neutralité de point de vue. La théorie des choix collectifs aussi bien que la pratique sociopolitique réfutent aisément cette idée reçue.

On sait depuis le théorème d’Arrow que les choix individuels ne peuvent être agrégés pour dégager un choix « collectif » qui respecte les préférences de chacun. Un service public de l’information (et également du loisir, du spectacle, du sport, etc.) n’échappe pas à cette loi : il impose ses choix propres qui ne sont pas ceux de la population, mais plutôt ceux d’une « élite éclairée » autoproclamée.

En pratique, ce service public se coupe d’emblée de son « public » en refusant sa sanction et son libre choix : le client est devenu un usager restant éternellement « redevable » à ce prétendu fournisseur qui le contraint à financer des programmes.

La neutralité ne saurait être décrétée par une loi et un financement obligatoire. Les journalistes du service public ne peuvent se targuer d’avoir le monopole de la hauteur de point de vue : chacun possède ses biais et sa vision du monde et ça n’est que dans la confrontation des idées, la recherche et l’investigation que la vérité progresse au détriment des « fausses nouvelles » ou des « biais idéologiques ».

Les « fake news » peuvent tout autant être présentes dans les médias publics que ceux du privé. Les exemples de « biais du privé » cités par nos contradicteurs (Blocher, Berlusconi, CNN, …) ne sont pas mis face aux « biais du public » (Russia Today, FIS, …). Il y a une volonté malhonnête de réduire la réalité à une association « privé = biaisé » et « public = indépendant ».

La neutralité ou l’attachement aux faits dépend avant tout du dynamisme du système et du travail des acteurs de l’information. Or, le système de redevance vient entraver ce dynamisme : plutôt que d’essayer d’attirer les citoyens par la qualité des émissions, on a parfois l’impression qu’un certain « camp du bien » décide des sujets à traiter, de la façon de les traiter et de les imposer à l’usager, accentuant la coupure entre la population et une élite prétendument à son service. Cette élite qui selon ses statuts ne poursuit aucun but lucratif, mais en profite pour s’arroger des privilèges importants et qui sont libres d’agir selon leur bon plaisir.

Les articles et les images de campagne des contradicteurs de l’initiative démontrent cette arrogance : les initiants et leurs supporters, opposés à leur point de vue, sont tantôt associés au président Trump, au régime politique d’Orban, à Berlusconi ou à Blocher. L’initiative est même soupçonnée d’être financée par « les riches de l’UDC » alors que ce parti ne s’est même pas prononcé sur le sujet.

En réalité, l’indépendance et le pluralisme ne requièrent absolument pas un service financé par la loi  : ils se développent dès qu’on laisse libres les acteurs médiatiques de se confronter et prouver la validité de leurs investigations. C’est le « plébiscite quotidien » du public qui assure leur succès, plutôt qu’une obligation fiscale. Les acteurs privés qui ne répondront pas aux attentes de leurs abonnés (qui ne sont plus de simples « usagers ») disparaîtront ou diminueront et les « biais » possibles liés à la nature de leur actionnariat, étant notoires, ne pourront que les desservir au bénéfice des concurrents.

Bien loin d’enrichir un écosystème médiatique, le service public assèche l’offre, biaise les débats, cache les vrais problèmes et impose une certaine pensée. La neutralité des médias n’existe pas a priori, elle ne s’obtient que par la possibilité de sanction, le libre choix du citoyen et la liberté de proposer des programmes. L’utilisateur d’Internet est déjà familiarisé avec ces prérequis et comprend de moins en moins qu’on l’oblige à financer un système arbitraire politique et corporatiste d’un autre siècle.

Un texte de Frédéric Jollien, membre du comité No Billag Romandie

 

Journal de campagne

Journal de campagne / 12 novembre – 2 décembre

Journal de campagne

2 décembre 2018

Le mois de novembre a été riche en émotions et nous arrivons maintenant au 75% de notre objectif de financement participatif. Nous avons publié nos premières images officielles de la campagne et fait quelques vidéos et articles que vous pouvez retrouver sur nos réseaux sociaux ou sur notre nouveau site internet.

Si la présence de nos adversaires sur les réseaux sociaux se fait plus discrète, ils ont déjà commencé à distribuer des flyers dans les gares et à envoyer des prospectus ou lettres aux différents parlements du pays. On voit ici la différence de moyens. Notre #DavidVSGoliath devient plus clair. Une lettre plus problématique a été envoyée par la direction de la SSR à ses anciens collaborateurs. Il va de soit que la SSR est en mesure de les informer de la tenue d’un souper et des enjeux autour de l’initiative. Il est cependant beaucoup plus problématique de les inviter à prendre part dans le débat public en leur demandant de s’informer uniquement sur le site des contradicteurs de l’initiative. Cela va à l’encontre de leur mandat de neutralité politique et du traitement de l’information.

En parcourant les sites de nos opposants, nous pouvons voir qu’ils reprennent allègrement le prix de un franc par jour pour la redevance. Or ce montant n’est encore qu’une promesse du département de Mme Leuthard ; un projet qui, d’ailleurs, est un nuage de fumée comme nous l’avons expliqué précédemment. Pour rappel, la supercherie se résume à transférer la facture aux entreprises tout en augmentant les recettes globales. Et vous savez tous qui va payer cela.

Cela montre à nouveau, si cela était nécessaire, que cette démarche du département n’était qu’une technique de communication. Car contrairement à ce que dit sa ministre de tutelle, dans l’interview donné à la RTS où elle s’exprimait en disant que ce prix était « vraiment arrivé par hasard » après les calculs de son département, ce prix est purement politique. La plupart des journaux ne sont d’ailleurs pas passés à côté de cette ridicule assertion comme on peut le voir ici ou . La ministre prendrait elle les citoyens pour des imbéciles ? Ne chercherait-elle qu’à protéger ses lobbys et ses fonctionnaires face aux contribuables soumis à leurs services ?

Autre effet de communication : nos contradicteurs nous accusent bien souvent d’être responsables de la fin du mandat de l’entreprise Billag. C’était le cas de Monsieur Levrat (PS) qui nous accusait sur Twitter d’être responsable du chômage des employés de Billag dans le canton de Fribourg. Le conseiller d’Etat genevois François Longchamp (PLR) dans un article pour la Tribune de Genève parle aussi d’une « conséquence du débat sur la redevance ». Ces accusations soulignent un grave problème : nos politiciens semblent mandater ces entreprises non pour des raisons raisonnables d’intérêt public mais à des fins de communication politique. Cela fait réellement peur.

Le pire étant que ces personnes osent dire que nous devons être satisfaits de ces modifications et les traiter comme des « victoires ». Ils croient réellement que changer le nom de Billag par Serafe répond à un changement de système que réclament avec force les signataires de cette initiative ! Ils croient que les gens sont remontés uniquement contre une entreprise particulière et non contre le système de la redevance en lui-même, nous accusant même d’être des menteurs, en prenant le terme de « NoBillag » pour notre campagne. Croient-ils vraiment que les initiants se battent uniquement contre une entreprise de perception ? Nous assistons ici à une énième tentative ridicule de détourner le regard et d’attaquer la crédibilité de la campagne. On rappellera qu’au moment de lancer la récolte de signatures, le changement n’était évidement pas connu. Et pour ceux qui doutent du manque d’efficience des choix de nos politiciens, Serafe toucherait environ 18 millions par année pour la perception. Billag à ce jour ? Plus de 50 millions par année ! On se moque de qui ?

Autre élément rhétorique du discours de nos adversaires : on essaie de donner une étiquette aux initiants. Comme souvent, le but est de donner des caractéristiques dépréciatives pour que les gens identifient un camp avec quelques mots-clés et traits idéologiques. Le travail principal a donc été d’associer notre initiative à l’UDC ou aux mouvements d’extrême-droite. On peut voir par exemple sur cette image du site de nos contradicteurs que notre initiative viserait à remplacer nos chaines régionales et nationales par Fox News, Russia Today, téléblocher ou CCTV (télé nationale chinoise). Une tentative ridicule de dire que notre initiative est proche des régimes totalitaires ou de riches industriels conservateurs. Blocher lui-même explique qu’il n’investira pas en Suisse romande ou dans la presse audiovisuelle de façon générale.

Non No Billag

Evidemment c’est loin d’être le cas. Notre comité et nos soutiens regroupent des gens divers qui ne supportent plus ce système d’imposition et de redistribution arbitraire de notre argent. Même si de nombreuses personnes sont remontées face aux traitements biaisés des médias publics (voir cet exemple), l’objectif de notre initiative n’est pas la réorientation idéologique de l’information mais le libre-choix des consommateurs. D’ailleurs, selon les recherches effectuées récemment, les journalistes du privé ne semblent pas beaucoup plus à droite que ceux du public.

Nous avons d’ailleurs le soutien étonnant d’un groupe s’appelant « Progressistes pour l’abolition de la redevance Billag » sur Facebook qui ont notamment interrogé un ancien inspecteur de l’entreprise Billag qui a choisi de s’exprimer anonymement sur le quotidien de son travail. Nous avons aussi reçu des messages de soutien de personnes se disant issues du marxisme. Vous pouvez trouver une analyse selon leurs visions sur ce blog. C’est très clair, le soutien populaire est large.

La stratégie adverse semble se limiter à balancer des slogans catastrophistes (fin de la cohésion nationale, fin des médias, chômage de tous les journalistes, etc…) et à caricaturer les initiants en d’horribles fascistes adeptes des théories du complot et des « fake news ». Tout cela en nous faisant croire qu’ils font des efforts pour répondre à nos réclamations. En plus de se draper d’une cape de chevalier de la moral, ils nous font croire à leurs bonnes volontés par des petits tours d’illusions.

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Nous croyons clairement que les citoyens suisses seront capables de voir ce qui se cache derrière ces arguments, d’identifier ces farces et de comprendre les enjeux réels. Il est temps de réclamer nos libertés contre tous ces lobbistes et politiciens qui ne cherchent qu’à maintenir leur bien-être personnel à l’encontre de notre liberté et du Bien Commun.

Frédéric Jollien pour le comité NoBillag romand

 

Articles

La SSR : Bouc-émissaire ou assisté victimaire?

En tant que partisans de l’initiative No Billag, la lecture de l’opinion de M. Torracinta dans l’édition du Temps du 28 novembre 2017 ne peut nous laisser insensibles. Nous prenons donc la plume pour quelques rectifications suite à ses propos.

Nous tenons à rappeler, une fois encore, que contrairement à ce qui est constamment asséné par nos opposants, notre initiative n’a pas comme but de supprimer la SSR mais de réformer son mode de financement. Cette initiative n’est pas un procès des programmes diffusés mais de l’anachronisme imposé aux administrés cotisant pour cette taxe. La question n’est pas de savoir ce que l’on regarde, mais de décider ce que l’on regarde. À cette question le modèle actuel ne répond que par une situation de quasi- monopole dont jouit la SSR et ce au détriment de 21 radios locales privées et 13 télévisions régionales qui reçoivent qu’une infime partie de cette redevance. Au delà de saper toute concurrence, il se pose une question de justice : Pourquoi ces 34 canaux d’informations ne bénéficient-ils que des miettes de la redevance ? Et que faire de la concurrence déloyale subie par les médias de la presse écrite, notamment sur internet ?

Cette injustice se légitime en usant d’une rhétorique pseudo-souverainiste. La pertinence de cette dernière est évidemment moindre : non seulement parce que la SSR n’a jamais eu le monopole de l’identité nationale, mais également car cet argument, déjà brandi lorsque le monopole de Swisscom était remis en question, a volé en éclat sur le mur de la réalité du marché : En 2017, Swisscom est toujours suisse, et à l’instar de Sunrise ou d’autres opérateurs, tels que Salt ou Yallo qui même s’ils ne sont pas suisses, créent des emplois dans notre pays. Aux pourfendeurs de l’ouverture du marché nous répondons par la condamnation d’un égoïsme inadmissible tentant de freiner tout élan de réforme pour une minorité de privilégiés ».

Les médias audiovisuels touchant la redevance n’ont pas le monopole de la transmission de l’information. La preuve est que M. Torracinta prend la parole via un média écrit privé ne touchant pas la redevance en question. Passer par un tel canal n’a rien de surprenant puisque les jeunes regardent de moins en moins la télévision, alors qu’ils n’ont pourtant jamais été autant connectés.

Nous demandons aujourd’hui à ne pas payer quelque chose que nous ne consommons pas. Comparer le financement d’une école n’est pas similaire au financement de la SSR dès lors que, contrairement à l’éducation, regarder la télévision est un loisir. Un loisir qui peut même avoir des effets néfastes sur le cerveau selon une étude publiée mercredi 2 décembre 2015 dans le Journal of the American Medical Association Psychiatry (JAMA). Nous espérons que les forces du progrès, qui se battaient jadis contre cet emblème de la surconsommation, accusée d’abrutir les foules, sauront proposer à l’avenir des comparaisons plud pertinentes.

M. Torracinta admet que la SSR doit changer. Toutefois, il qualifie notre initiative d’extrême. Si en 2017, est extrémiste celui qui souhaite rendre au peuple le droit de choisir ses médias, alors oui, nous acceptons cet adjectif. Il regrette ensuite l’absence d’alternative. Or si cette dernière n’existe pas, c’est parce que ni le Parlement, le Conseil fédéral ou la SSR n’en a voulu. Tout le monde s’accorde (sauf peut-être la SSR) à dire que la situation actuelle est tout sauf satisfaisante. Différentes critiques existent,

malheureusement la classe politique a démontré toute son incapacité à imaginer une réforme qui puisse convaincre ne serait-ce qu’une majorité au parlement. Sur ce dossier, la solution viendra de la rue, ou n’existera pas. Le 4 mars 2018, nous vous donnons cette possibilité unique. En votant OUI à No Billag, on se donne le droit de réformer un système injuste et dépassé.

Louise Morand – Responsable No Billag Genève / Membre du comité des JLRS

Matthieu Dinet – Responsable No Billag Fribourg / Président UDC Sarine

Journal de campagne

Journal de Campagne NoBillag Romandie

Première période du 18 octobre au 12 novembre

La campagne a été officiellement lancée le 18 octobre lors de l’annonce de la Chancellerie fédérale de la date de votation de notre initiative : cela se déroulera le 4 mars 2018 en parallèle de la votation sur le nouveau régime financier 2021.

Doris

Le même jour, la Conseillère fédérale, Mme Doris Leuthard annonçait le projet de mise en application de la nouvelle LRTV votée en 2015 et qui avait passé de justesse la rampe, en réunissant une majorité historiquement faible de 50.01%, soit quelques 3000 voix d’écart. Le message de la ministre est centré sur la baisse de la redevance pour les ménages à 365.- par année, soit un coût symbolique de un franc par jour. Plus surprenant, la ministre annonce vouloir plafonner les dépenses de la SSR, grande bénéficiaire du système (elle touche à ce jour plus de 90% de la redevance). Une main est tendue envers les médias privés qui demandaient depuis toujours une plus grande part du gâteau. Tout est symbolique et purement politique : l’idée étant de faire un bon geste vers les citoyens et les médias privés mécontents. La réalité de ces « améliorations » est tout autre : les entrées d’argent vont augmenter suite à l’élargissement de la redevance du fait que tout ménage ayant accès à internet se voit maintenant imposé. De plus, dans l’ensemble les entreprises voient leur facture augmenter en ayant désormais une taxe basée sur leur chiffre d’affaire. A des fins évidentes de communication, le département a exempté les plus petites d’entre elles mais le mal est fait : les entreprises paieront plus et nous avec…

Finalement les entrées de la redevance augmenteront pour la société civile mais, par un jeu comptable et de communication diablement efficace, Madame Leuthard se donne une image de réformatrice rigoureuse. Notre rôle sera de le dénoncer : c’est de la pure communication.

Notre campagne a donc été lancée. Principalement sur les réseaux sociaux qui nous offrent une liberté de parole et d’interactions avec les gens que nous ne pouvons atteindre avec les médias traditionnels. Nous publions des articles dans quelques journaux mais les journalistes des chaines publiques et les politiciens ont clairement le dessus sur ces canaux.

Les réseaux sociaux offrent cependant un défi de communication : nous devons vivre avec des commentaires de partisans qui n’ont pas le même soucis d’éthique du débat que nous souhaitons avoir. Contrairement aux dire de M. Tornare, conseiller national, nous constatons cependant que notre revendication n’est pas le fait de quelques « crétins » ou « d’extrémistes » mais d’une frange importante de la population qui voit clairement l’aberration du système actuel. Les raisons de l’exaspération sont nombreuses. Une partie d’entre-eux sont consternés par le manque de neutralité des journalistes de la SSR. D’autres sont plutôt énervés du montant prélevé et du gigantisme de l’entreprise SSR. Des pages non-officielles sont ouvertes. Notre premier travail a été de discuter avec ces gens pour éviter que le débat ne se transforme en campagne d’insultes.

Mais les émotions sont bien présentes dans les deux camps. Les dérapages de personnalités politiques et de journalistes se rajoutent à une ambiance de fin du monde que les contradicteurs souhaitent propager. NoBillag = fin des médias radio/TV, NoBillag = fin de la cohésion nationale, NoBillag = anti-démocratique, etc… Si Billag servait à soutenir un projet d’aide humanitaire, nous serions sans doute aussi accusé d’affamer des populations.

Manuel Tornare : le philosophe.png

Nous constatons que malgré notre engagement sur les réseaux sociaux, nous sommes à des années lumières de bénéficier des moyens de nos contradicteurs : vidéos finement réalisées, graphiques professionnels, flyers déjà en distribution… Nos Memes Viraux et notre petit cochon en logo font pâle figure à côté de cette machine de guerre nouvellement enclenchée.

Nous décidons donc d’en appeler aux donations volontaires et nous prenons le risque de tenter de soulever le plus large financement public de l’histoire des campagnes politiques en Suisse. L’objectif est ambitieux : 100’000 francs. Ils se rajouteraient à notre mise actuelle qui s’élève actuellement à quelques 30’000 francs. De notre côté, les projets ne manquent pas, mais si nous voulons un peu de qualité, il faudra s’en référer à de véritables professionnels. Par cette communication, nous voulons lever les voiles d’émotions et parler concrétement de la solution organique et volontaire que nous proposons à cette direction politique et corporatiste des médias.

Nous décidons d’utiliser le portail wemakeit.ch, plateforme de Crow Funding suisse reconnue. Après validation du projet et deux jours de collecte fructueuse (plus de 10’000 francs), notre projet est banni de la plateforme ; la direction ayant trouvé notre initiative trop extrêmiste. L’argent est donc retourné aux donateurs et nous nous retrouvons avec un projet avorté et une image écornée.

Nous regrettons cette décision mais ne pouvons guère nous indigner face à la politique commerciale et au manque de professionnalisme franchement ridicule de cette organisation. Nous ignorons les raisons véritables de ce revirement (politiques ?) de cette plateforme. Nous avons de la peine à comprendre comment une initiative fédérale acceptée par la chancellerie et soutenue par plus d’une centaine de milier de signataires pourrait être plus « extrêmiste » qu’un projet de « cours de math à Mme Gössi » lancé par les Jeunes Verts bernois en septembre passé.

Nous ne nous décourageons pas et recevons le soutien d’un jeune informaticien qui créé en urgence une plateforme de crowfunding hébergée sur son serveur. L’aide est bienvenue et nous relançons rapidement la campagne de collecte qui aujourd’hui s’élève déjà à plus de 50’000 CHF.

Le dimanche 5 novembre nous avons rassemblé le comité ainsi que les militants de NoBillag Romandie à Lausanne pour une première grande réunion. Les objectifs ont été posés, les projets sont lancés et nous sommes désormais prêts à travailler avec ardeur à la réussite de ce changement substantiel de notre politique médiatique suisse.

Merci d’avance pour votre soutien et au plaisir de partager et échanger avec vous durant les prochains mois à venir.

Pour le Comité NoBillag Romandie

Frédéric Jollien