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Toute personne qui veut des réformes, doit voter oui

La question qui se pose le 4 mars, en plus de savoir si le citoyen est capable de choisir par lui-même, souverainement ses médias, est celle de la volonté réelle de réformer le système. Or ce débat est pour l’instant trop peu abordé. A entendre les différentes parties prenantes, le besoin de réformer et de faire évoluer le modèle actuel est incontesté. La volonté réelle est, et c’est ce qui explique en partie l’existence de l’initiative, bien moins présente que ce qu’il paraît aujourd’hui. Dans les travées du parlement, les réformateurs existent. Dans le secteur des médias, ils se placent malheureusement dans le camp de ceux qui réforment en augmentant les dépenses et la charge de l’Etat. Les autres sont isolés en commission et en plénum.

Au parlement ou en commission, aucune majorité réformatrice ne fut trouvée. Pour soutenir un contre-projet qui voulait diviser la redevance par deux ? Une partie du groupe UDC. Pour soutenir le plafonnement de revenus de la redevance qui reviennent à la SSR, à 1.1 milliard ? Là encore, personne, ou si peu. Des opposants au moment d’accorder le droit à la SSR de faire de la publicité ciblée, et donc de durcir la bataille pour le gâteau publicitaire ? On attend toujours. Une levée des boucliers qui s’oppose à la régie publicitaire Admeira, qui renforce encore un peu plus la toute puissance de la SSR ? La liste des rendez-vous manqués est longue

D’accord sur rien, mais unis contre le changement

Si l’on en croit son récent papier de position, le parti libéral radical souhaite voir les entreprises exemptées de la redevance. Ce même parti qui refuse de voter tout contre-projet, qui refuse d’envisager une baisse des recettes, devrait nous expliquer par qui et comment sera compensée l’exemption des entreprises ? Par les citoyens ? Autre point exigé, le refus de subventionner des médias en ligne. Cette demande, floue, est en contradiction totale avec la prise de position de la Commission fédérale des médias et de bon nombre de politiciens de gauche et du centre qui, toujours ingénieux pour dépenser l’argent du citoyen, semblent désormais s’accorder sur la pertinence d’élargir les subventions à l’ensemble de la branche, presse écrite comprise. On veut arroser plus d’acteurs, tout en promettant que les dépenses baisseront. Ils parlent d’une baisse de la redevance pour les particuliers et d’une exemption pour les entreprises tout en souhaitant augmenter le nombre des bénéficiaires de l’arrosoir de la redevance. C’est contradictoire et promet des lendemains sans réformes, assurément.

On voit mal comment un parlement déjà en désaccord sur la simple direction à suivre en cas de refus de l’initiative, pourrait brusquement se transformer en moteur d’une réforme en profondeur d’un système dépassé et injuste qui nécessite assurément un « reset » pour affronter les changements du XXIe siècle. On ne réforme pas une vache sacrée au sortir d’une victoire du statu-quo dans les urnes. Bien au contraire.

Voter oui c’est donc enfin donner le coup d’envoi des réformes, nécessaires et urgentes, d’un acteur qui s’est trop longtemps reposé sur ses lauriers et qui aujourd’hui, en plus de refuser de présenter un plan B, se permet de dissimuler son plan R, comme réforme. Il l’esquisse tout au plus au travers d’une interview sans l’exposer au débat. Au lieu de la transparence attendue d’une institution censée appartenir aux citoyens, nous avons droit au plan A, comme arrogance. On peint le diable sur la muraille pour éviter les obligations populaires car comme en 2015, il nous faudrait tout d’abord accorder au politique sa victoire dans les urnes pour ensuite voir apparaître les réformes et les discussions promises. Nous savons tous qu’en 2015, cette promesse n’a débouché sur rien. Les citoyens ont le droit de savoir ce qui les attend, ils doivent avoir accès aux détails de ses réformes. Or rien n’a été proposé jusqu’à maintenant !

Ce faisant, chacun est libre de choisir désormais son destin le 4 mars 2018. Celui qui veut garder l’édifice actuel avec l’ensemble de ses défauts, peut légitimement s’opposer à notre initiative. Celui qui préfère l’assurance de réformes, à l’attente patiente de voir des promesses jamais tenues se réaliser subitement, votera oui. Le 4 mars nous pouvons donner la responsabilité aux citoyens de choisir eux-mêmes quel média ils souhaitent soutenir mais en plus, nous pouvons donner la responsabilité à nos élus de réformer un système qui jusqu’à présent semblait intouchable. Ils auront à démontrer cette capacité à réformer qu’ils nous vantent actuellement, au moment d’élaborer la loi d’application.

Nicolas Jutzet

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La liberté  ne m’effraie pas

Aujourd’hui, si je m’engage pour l’initiative No Billag, c’est parce que j’ai confiance. Tant pis si je me mets à dos ceux qui auraient pu me permettre un futur en politique. Je ne me tairai pas. Actuellement, les Suisses choisissent leur nourriture, leur formation, leurs législateurs, mais pas leurs médias audiovisuels. Comment peut-on estimer que la population est incapable de choisir ses médias, alors qu’on lui permet de faire des choix vitaux pour l’avenir de notre pays?

Non, nous n’avons pas tous les mêmes envies. Certains préfèrent bouquiner, d’autres regarder le dernier Temps Présent, ou encore s’enthousiasmer pour Danse avec les Stars. Grand bien leur fasse! Ça n’est pas à moi, ou à quiconque d’autre, de vous forcer à financer les loisirs d’un autre. Les radios et télévisions suisses font un travail superbe, cependant elles ne sont pas les seules à proposer de l’information (la presse écrite?) ou du divertissement (Netflix? Spotify?). Pourtant, seuls les médias audiovisuels touchent une rente. Qu’on en use ou non. Les jeunes regardent par ailleurs de moins en moins la télévision. Nous préférons utiliser d’autres supports plus adaptés à nos envies.

Je comprends que la transition fasse peur. Mais l’ancien modèle a vécu. Il est temps de le remplacer. Il date d’une époque où la seule possibilité d’avoir la télévision était par le biais d’un financement étatique. Est-ce vraiment encore le cas aujourd’hui? Avec Internet, on peut contrôler qui consomme quoi. Les producteurs peuvent donc restreindre l’accès et le consommateur peut cibler ses envies. Il existe une multitude de plans B. Pas plus tard que la semaine dernière, des députés valaisans ont proposé un abonnement cantonal de 7 francs par mois pour les radios et télévisions locales sur le modèle du consentement présumé. Tout ménage ne voulant pas d’un tel abonnement pourrait y renoncer et donc ne rien payer. On ne peut prédire avec certitude ce que la population fera une fois sa liberté retrouvée. Mais on ne peut pas non plus prévoir ce qui se passera en cas de non. Il n’y a aucune garantie de changement, aucune garantie que ce pour quoi on vous oblige à payer sera de qualité. La seule certitude, c’est que vous passerez à la caisse.

Cette campagne est menée par des jeunes. Enfin, on s’intéresse à ce que nous pouvons penser. On nous reproche notre âge, notre inexpérience, notre ambition. Certes. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas le droit d’avoir des idées légitimes et de nous battre pour elles. À ce vieux système qui veut nous faire taire, nous répliquons: le monde de demain, nous le vivrons.

Par mon vote le 4 mars, je dis oui à une liberté retrouvée. Ce système dépassé et injuste ne mérite pas mon soutien. Oui à No Billag le 4 mars. Parce que la liberté ne m’effraie pas. Et vous?

Louise Morand – Responsable No Billag Genève

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Entre corporatisme et liberté

Lorsqu’on est en voyage, on est souvent impressionné par les différences significatives qui existent entre les organisations politiques des pays. Je discutais récemment avec une journaliste française qui apprit avec étonnement que dans notre pays la presse écrite ne touche pas de subvention directe de la part de l’Etat. Chaque année en France, l’Etat distribue plusieurs centaines de millions d’euros en aide directe aux journaux du pays et leur donne également une quantité importante d’aides indirectes ainsi qu’un abattement fiscal pour les journalistes. Lorsque la baisse du lectorat et les revenus publicitaires se firent sentir en 2016, c’est la ministre de tutelle qui annonça un soutien indéfectible aux journaux pour empêcher leur disparition. En Suisse romande, l’Hebdo disparut et on lui rendit hommage tout en saluant le courage des nouveaux entrepreneurs qui lancèrent un journal sur un nouveau modèle éditorial.

Je notais avec amusement que comme ici pour défendre la redevance, ces subventions françaises sont justifiées officiellement par une nécessité de « représentativité de la pluralité des médias» ainsi que pour défendre le « débat et le pluralisme démocratique ». Pourtant en Suisse, malgré une bien moindre population, nous maintenons une diversité de la presse et une couverture régionale exemplaire et cela sans subvention nationale.

Quand les changements de goûts, de technologie ou encore de valeurs transforment les habitudes des citoyens, le principe de base de la Suisse est de respecter leurs avis. Lorsque les fichiers musicaux électroniques apparurent, personne ne leva le petit doigt pour les disquaires. Les entreprises naissent, se transforment et parfois meurent. C’est le secret d’une société qui évolue, qui choisit et qui prospère.

En Suisse, si c’est le cas pour la presse écrite, il en va tout autrement de la télévision et de la radio. Malgré la perte d’auditeurs, nous n’avons cessé de payer de plus en plus pour leurs services. Depuis l’entrée en vigueur de la redevance, la facture n’a cessé de prendre l’ascenseur malgré l’augmentation de notre population et l’amélioration technologique. La raison est simple : le citoyen n’a pas le choix de payer ou non. Il est captif. Le montant est un prix politique fixé par le gouvernement en interaction avec les lobbys concernés. En Suisse, comme ailleurs, le corporatisme est la clé pour certaines entreprises dans le but de lutter contre l’instabilité d’une société libre.

Nos médias, et il est important de le souligner, ne sont pas aussi politisés et aidés que dans les pays alentours. Nous n’avons pas de culte médiatique du politique, pas de gouvernement majoritaire et le politique est par conséquent moins incité à accorder des privilèges aux médias ou à les contrôler. La fragmentation du pouvoir de la Suisse et la faiblesse médiatique de nos politiciens de milice a certainement favorisé à notre pays un environnement plus propice à la liberté.

Aujourd’hui, face aux changements technologiques, les entreprises se transforment et s’affrontent sur un même canal médiatique : l’internet. Les chaines de télévision se mettent à écrire des articles accompagnant leurs vidéos en ligne et la presse écrite filme ses interviews. Les frontières entre les canaux médiatiques s’amenuisent et s’effacent. Cette mutation de l’industrie des médias restructure totalement nos habitudes mais elle nous met surtout face à des incohérences institutionnelles que nous maintenions depuis des décennies : nous avons des médias avec clientèle captive et d’autres avec une clientèle libre.

L’initiative NoBillag, en dehors des slogans et des cris d’orfraie, pose une réelle question de société : souhaitons-nous un paysage médiatique soumis à la politique et à son jeu, ses logiques, ou aux citoyens et à leurs choix ?

Nous n’avons jamais caché que les valeurs que nous défendons avec cette initiative impliquent du mouvement et des changements. Nous pensons sincèrement que si la Suisse va si bien et est le pays le plus libre économiquement en Europe, ce n’est pas un accident mais le fruit d’une histoire et d’un régime politique où les citoyens peuvent dire « stop » à la politique et leur clientélisme. Nous vous invitons à revendiquer vos droits, notamment celui de choisir, à rétablir un environnement sain et cohérent dans nos médias et à séparer clairement la politique des médias en disant OUI à l’initiative pour la suppression des redevances radio/télévision.

Frédéric Jollien

Membre du comité NoBillag

 

 

 

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TTC : le décryptage

Trois jeunes suisses-allemands ayant suivi le cursus d’économie sur les bancs de l’Université de St-Gall, lancent sur un coup de tête une initiative pour supprimer les redevances. Cette dernière est cependant essentielle pour permettre à toutes les régions linguistiques d’avoir une information de qualité, aux malentendants d’avoir des sous-titrages, à la chaîne du bonheur d’aider les personnes dans la nécessité et aux festivals et au cinéma suisse d’être financé. De plus, la perte de cette redevance entrainerait une hausse des coûts pour les ménages qui devraient payer, pour la même prestation qu’actuellement, un coût prohibitif jusqu’à deux à trois fois le prix de la redevance. Si le contour du service public peut être discuté et que le débat politique doit avoir lieu, on ne peut accuser la SSR d’abuser de l’argent public car ils touchent des salaires tout à fait acceptables (Darius ne touchant qu’environ 10’000.- par mois !).

C’est le message que vous avez certainement tous retenu de l’émission TTC du lundi 5 février sur la SSR. Permettez-moi d’apporter une critique de cette émission au contenu clairement à charge et qui, comme toute la campagne « d’information publique »  qui entoure l’initiative depuis maintenant 4 mois, contribue à confisquer le débat.

Tout d’abord, la focalisation sur l’Université de St-Gall dans ce débat devient ridicule. Moi-même, formé comme enseignant en primaire, a été plusieurs fois « accusé » d’en avoir suivi le cursus. L’un des initiateurs de l’initiative ne l’a pas suivie contrairement à ce qui a été dit dans cette émission et le fait que M. Jutztet, président du comité romand, y fasse sa formation actuellement, revient perpétuellement dans les débats. Pourrait-on savoir ce que les journalistes ont contre cette école ? J’ignore ce qu’il s’y enseigne mais on dirait qu’il y a un consensus médiatique sur la dangerosité du lieu.

De plus, la caste des indispensables nous rappelle sans cesse le flot de leurs prestations comme si seule leur entreprise pouvait les fournir. Pourrait-on savoir en quoi celles-ci ne pourraient-elles pas être crées par d’autres prestataires ? Ne pourrait-on pas mettre les prestations sociales et culturelles sous la direction de la collectivité et les soumettre à un appel d’offres tout comme pour bon nombre de prestations publiques ? La SSR se prend pour un office fédéral de la culture délivrant ses bienfaits sur la nation suisse sans être soumise au vote ou aux élections. Une démonstration de ce qu’on appelle le corporatisme : se soustraire de la concurrence, s’assurer de la stabilité des rentes par l’Etat et bien faire comprendre à la population que sa soumission lui est bénéfique.

La SSR sait qu’une partie de la population acceptera l’initiative pour des raisons pécuniaires. Il s’agit donc de rapidement détruire cet argument. Premièrement, bien rappeler que la ministre de tutelle a fait preuve de bienveillance en promulgant une baisse de la facture pour les ménages. Tout comme lors de la campagne sur la LRTV en 2015, ne mettre en avant que ce fait et occulter de dire que ce sont tous les ménages qui y seront soumis, y compris ceux qui ne possèdent pas de téléviseur ou de radio. Pour la question de la taxation des entreprises on se focalisera aussi uniquement sur le fait que 75% des entreprises ne paieront plus rien en omettant de dire que cela est calculé en fonction du chiffre d’affaire, que cela touche bien plus d’emplois, que le prélèvement sur les entreprises passera avec le nouveau régime de 41 millions de francs à 170 millions et qu’il implique une transformation de la redevance en taxe sur les entreprises ce qui aurait dû nécessiter un changement constitutionnel. On ne critiquera surtout pas la manoeuvre politique où il s’agit d’augmenter la facture sur la société civile en se faisant passer pour une réformatrice de talent et en ayant fait croire aux citoyens que dorénavant ils paieront moins.

Tout ceci n’a évidemment pas été présenté par notre média public. La SSR fait toujours preuve d’un grand sens critique lorsqu’il s’agit de dénoncer la communication politique de son patron. Vous savez, cette fameuse main qui la nourrit et qui lui permet d’être « indépendante ».

Dans un deuxième temps, on fait un exposé des prix en comparant avec les offres des entreprises privées actuelles. On occulte largement le fait qu’elles agissent dans un marché où le média public fournit des prestations obligatoires. On oublie le fait qu’elles travaillent donc sur un marché de niche là où la SSR n’a toujours pas revendiqué ses droits. On fait des additions sur des prestations à l’unité, dans un marché de niche réservé à des passionnés qui sont prêts à y mettre le prix, pour le comparer au prix d’une redevance prise par la force sur tous les ménages. On compare des pommes avec des poires et on sort les trompettes pour clâmer victoire. Bref, c’est tout, vraiment tout, sauf du travail sérieux et économique.

Finalement, on fait une démonstration à l’emporte pièce sur le fait qu’ils ne profitent pas de l’argent public en dévoilant le salaire de leur présentateur star. Quand on regarde les chiffres de leur rapport annuel, seul document de compte accessible, on peut simplement diviser la masse salariale des cadres par leur nombre et on arrive vers les 17’000 CHF par mois en moyenne et cela sans tenir compte des 16% de temps partiels. Ces faits sont sans doute moins intéressants à présenter que les 10’000 francs par mois de M.Rochebin. D’autant plus, le salaire de Monsieur Rochebin, est-il en net, brut, sans, avec avantages ?

Quand vous regarderez les Jeux Olympiques d’hiver et que certains journalistes profiteront pour la énième fois de vous rappeler que sans la redevance et leur clientèle captive tout cela serait impossible, rappelez vous que pour Sotchi la Suisse avait envoyé bien plus de personnel (environ une centaine) que France Télévision (une soixantaine). La Suisse, c’est ce petit pays où sa télévision publique juge qu’elle doit couvrir pour 50 heures de plus qu’un pays de 70 millions d’habitants.

Vous vous demandez d’où je tire mes chiffres en sachant qu’on ne peut demander la comptabilité de l’entreprise (art. 17 de la LRTV) ? Je tire cela d’un show de 120 secondes, datant de mars 2014, avant le lancement de notre initiative où les présentateurs n’avaient pas de problème à dévoiler la politique de l’entreprise. Un épisode qui avait d’ailleurs été retiré de la plateforme youtube pour éviter la polémique et qu’ils ont rediffusé peu après lorsque nous l’avons annoncé au public (sachant que l’épisode était de toute manière enregistré sur d’autres sites).

Je ne sais pas si nous gagnerons le 4 mars. Il est clair que face à l’artillerie médiatique de nos adversaires nous faisons pâle figure. Ce que je sais cependant c’est qu’à titre personnel je n’ai plus aucune confiance en la SSR, que leur indépendance est un nuage de fumée, que le gouvernement et les partis politiques ont aussi des intérêts qui ne sont pas tous « communs » et que je ne regarderai plus jamais la politique et la télévision de la même manière.

Frédéric Jollien

Jeune libéral-radical et membre du comité NoBillag

Journal de campagne

5ème épisode – du 15 janvier au 5 février

Nous affrontons la période la plus intense au niveau médiatique. Les membres du comité ainsi que plusieurs sympathisants ont été invités aux quatre coins de la Romandie pour exposer leurs arguments ainsi que débattre face aux opposants. La rencontre avec la population, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la rue, est passionnante. Notre initiative vitalise la démocratie, incroyable !

Suite aux artistes, c’était le tour des cinéastes, des associations pour les personnes atteintes de handicap, les églises et les festivals. Si leur communication est bien souvent questionnable en terme de bon goût, c’était surtout au niveau du fond que leur message manque leur cible : l’initiative met un terme à un système de financement, pas à l’entier de la culture, des aides pour les handicapés, les églises ou les babibouchettes. Les moyens ne disparaissent pas, ils sont dans les mains de leurs propriétaires légitimes. L’argent est rendu au peuple, ce dernier va enfin pouvoir soutenir les causes qui lui tiennent à cœur ! Il est temps d’arrêter de prendre les gens pour des moutons soumis à un système politique qui « veut leur bien » sans leur consentement. Si les gens tiennent réellement à ces causes, ils seront évidemment d’accord de soutenir ces dernières de façon volontaire.

Avec l’initiative, la SSR se verra délivrée de certaines contraintes étatiques et la Confédération prendra le relai de ces aides particulières fournies actuellement (par exemple les aides pour les personnes en situation de handicap), elle pourra le faire en invoquant les articles constitutionnels concernés. Plus la campagne avance, plus il est évident que la SSR est perçue comme un office de la Confédération chargée de multiples tâches politiques en lieu et place d’une entreprise médiatique privée. La SSR fait office de ministère de la culture bis. Il est temps que le citoyen reprenne le contrôle de la politique de ce pays et que les tâches culturelles ou d’aides sociales soient sous le contrôle d’instances élues et non d’une entreprise spécifique bénéficiant d’une clientèle captive. On gagnerait en efficacité à faire des appels d’offre pour ces mandats publics et à laisser toutes les initiatives et les entreprises de ce pays proposer leurs services.

Les cinéastes suisses ont également mis en scène des vidéos scandaleuses moquant l’entreprise privée : des enfants devant payer chaque jour pour entrer dans une classe d’une école privée ou des pompiers n’intervenant qu’avec un code client. On voit là toute la vision qu’ont ces personnes de l’entreprise libre et des activités commerciales de ce pays.

En réalité, contrairement à ce qu’ils disent, ce n’est pas l’appat de l’argent qu’ils combattent, ils sont au contraire bien contents d’en recevoir abondamment, mais c’est la liberté des individus et le travail de conviction des entreprises privées pour convaincre leurs clients qui les dégoutent. Ils ont été mis sur un pied d’estale et leur conviction est que la qualité et l’importance de leur travail se passent de notre consentement.

Nous avons pu constater que la vie dynamique et engagée d’une entreprise ne plait pas à de nombreux acteurs médiatiques et qu’ils aimeraient plutôt être subventionnés pour qu’on maintienne leurs entreprises dans leurs formes actuelles. Ceci serait désastreux autant pour les entreprises privées, tels que les journaux qui essaient de s’adapter au monde moderne, que pour les contribuables contraints de payer alors que l’économie moderne devrait amener des réductions de coût et une augmentation de leurs pouvoirs d’achat. La politique de l’arrosage public et du corporatisme actuel doit être stoppée par les citoyen-ne-s, par une nette acceptation de l’initiative.

Concernant notre campagne, l’heure est à l’information publique. Nous avons envoyé dans de nombreuses communes des flyers explicatifs et nous comptons sur votre aide pour toucher les différentes communes n’ayant pas reçu ce tout-ménage. Si vous souhaitez nous aider à toucher un maximum de gens, vous pouvez simplement cliquer sur ce lien https://www.prospectus-partout.ch/nobillag/ et voir les communes que vous pouvez sponsoriser.

Ces prochaines semaines nos volontaires seront mobilisés dans tous les cantons pour l’affichage et la distribution de flyers dans les gares et places de marché. Si vous souhaitez nous aider, merci de nous contacter ici https://nobillag.ch/fr/contact/.

Nous tenons également à vous informer que plusieurs vidéos seront publiées ces prochains jours sur les réseaux sociaux et nous comptons sur vous pour les partager largement autour de vous. Dans ce climat de «fin du monde » largement dominé par nos opposants nous comptons sur l’engagement organique des citoyen-ne-s plutôt que sur des vidéos d’artistes ou de célébrités à l’engagement sélectif et bien souvent intéressé.

 

Il s’agit maintenant de se mobiliser et de faire passer un message clair : Non, ce système de distribution arbitraire d’argent n’est pas indispensable à la cohésion suisse ou à l’information ! Non, ce système est contraire à une société libre qui reconnait la liberté de ses citoyen-ne-s ! Non, faire s’exprimer le peuple sur un paiement auquel ils ont été soumis pendant des décennies n’est pas anti-démocratique ! Non, cela ne sonne pas la fin des médias indépendants : les journaux n’étant pas dans ce système sont des preuves évidentes qu’une offre d’information neutre existe en dehors de la soumission à une taxe!

Il faut faire cesser cette mascarade ! Ils ont hurlé à mort sur tous les réseaux. Ils ont reconnu la plupart des critiques et n’ont absolument rien proposé ! Il n’y a aucune volonté de réformer quoi que ce soit et cela a été démontré durant ces 5 dernières années de débat perpétuel. La seule façon d’enfin remettre le citoyen au centre du débat, c’est de voter OUI le 4 mars prochain.

Arrêtons ces privilèges et ce corporatisme ! L’initiative populaire permet de contourner les intérêts de la politique et des corporations qui nous abreuvent d’arguments anxiogènes. Sachons leur montrer qu’en Suisse c’est la population qui est souveraine et qu’elle ne tolère plus l’irrespect et l’arrogance de certains!

Frédéric Jollien

pour le comité NoBillag

Journal de campagne

Quatrième épisode – du 27 décembre au 14 janvier

La campagne est définitivement lancée! Les discussions durent depuis plus d’un mois, mais désormais, on entre dans le vif du sujet. C’est dans les prochaines semaines que tout se joue. Notre équipe de bénévoles se tient prête, pour gagner ce combat, avec, et surtout, grâce à vous. Mais avant de nous atteler à gagner cette votation, revenons sur les quelques événements des dernières semaines.

Service public de l’audiovisuel : l’impossible neutralité

Avant la fin de l’année 2017, Frédéric Jollien a résumé, dans un article paru sur notre site, pourquoi le sytème actuel se basait sur une erreur de pensée. En quelques mots : « l’indépendance et le pluralisme ne requièrent absolument pas un service financé par la loi  : ils se développent dès qu’on laisse libres les acteurs médiatiques de se confronter et prouver la validité de leurs investigations. C’est le « plébiscite quotidien » du public qui assure leur succès, plutôt qu’une obligation fiscale ». Pour une réelle diversité et les mêmes conditions pour tous, en abolissant les privilèges de certains acteurs, sur le dos du reste, c’est un oui qu’il faudra glisser dans l’urne.

Bonne année 2018 !

« Cachez cette vidéo que je ne saurais voir » – L’épisode mégalomane des Vincent

Suite à une publication sur notre page Facebook, qui renvoyait simplement vers une vidéo, datant de leur époque sur Couleur 3, qui se gaussait des incohérences et des dérives du système Billag, la RTS a « rendu momentanément indisponible » le sketch humoristique en question. Apparement, le contenu gêne désormais les auteurs. Vous pouvez retrouver notre communiqué de presse sur la thématique en cliquant ici.

Nous regrettons le manque d’humour des comédiens lorsque leurs sketchs ne les arrangent plus et nous nous excusons bien évidemment de trouver leur humour drôle. Par avance, nous vous demandons bien évidemment de ne plus regarder ces vidéos, disponibles pour toute la population via internet, mais apparemment indisponible pour la communauté de notre page, qui pourtant paie la redevance… et donc le contenu de ses vidéos. Mais votre rire heurte, soyez compréhensifs.

Une polémique qui en dit long sur les incohérences du système actuel 

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Une autre publication sur facebook a suscité beaucoup de réactions. Bien au-delà de notre communauté habituelle. Selon des informations du journal Le Temps, les employés de la SSR restent exemptés de redevance. Bien conscient que cette situation était injustifiable, la direction de la SSR a annoncé dès 2014 qu’elle allait y mettre un terme. Rien à voir avec le lancement de notre initiative qui date de la même année, évidemment. Toujours est-il que, après tractations, cette faveur a même été prolongée d’un an, jusqu’en 2019! Et qui paie cette facture, à votre avis ?

Contraindre tout le monde à payer et faire campagne activement sur les réseaux sociaux, ça ne les gêne pas par contre…

Notre initiative permettra aux ménages de ce pays de bénéficier de la même situation, ne plus avoir à payer la redevance!

Facture Billag, une dernière douloureuse

Qui dit début d’année, dit arrivée de la facture Billag. Que du bonheur, cette obligation de payer pour un service que certains ne désirent et/ou ne peuvent pas se permettre de payer !

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A condition de mobiliser le public qui soutient massivement l’initiative, il est fort probable que cette facture soit la dernière ! Qu’elle soit envoyée par Billag pour 2018, ou par Serafe, – l’entreprise qui prendrait le relai en cas de maintien de ce système dépassé et injuste – cette facture énerve de nombreux citoyens. Il est temps d’y mettre un terme.

Finalement, le samedi 13 janvier, nous avons pu présenter notre initiative à l’assemblée des délégués du PLR, réunie à Bienne. Contrairement au groupe parlementaire et à ses dirigeants, la base semble ouverte à la discussion sur ce thème. Les nombreux témoignages et les questions en attestent. A la fin d’un débat ouvert et équilibré, nous parvenons à convaincre 82 personnes, contre 204 voix pour le non et 12 abstentions. Pour rappel, selon les premiers sondages, dans la base du PLR, l’initiative récolte un soutien indiscutable.

 

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Aidez-nous à convaincre une majorité des citoyens 

Notre matériel de campagne est désormais disponible. Tout un chacun peu commander des flyers, des autocollants et des affiches via notre site internet. Des nombreuses distributions auront lieu dans les prochaines semaines, dans la rue, dans les gares. Vous aurez également l’occasion de venir nous poser vos questions sur nos stands, un peu partout en Suisse romande! On vous tiendra au courant sur notre page facebook.

En attendant, voici quelques images qui résument parfaitement, avec humour, le catastrophisme ambiant de nos opposants, qui ne savent vraiment plus quoi inventer pour tenter de justifier l’existence d’un modèle vétuste :

 

Au plaisir,

Nicolas Jutzet pour le comité NoBillag

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Service public de l’audiovisuel : l’impossible neutralité

Un argument souvent avancé en faveur d’un service public de l’information financé par une redevance plutôt qu’un service dit « commercial» qui serait soumis aux lois du marché est celui de la neutralité : le service public serait plus à même de respecter une certaine objectivité journalistique, la pluralité des opinions et la neutralité de point de vue. La théorie des choix collectifs aussi bien que la pratique sociopolitique réfutent aisément cette idée reçue.

On sait depuis le théorème d’Arrow que les choix individuels ne peuvent être agrégés pour dégager un choix « collectif » qui respecte les préférences de chacun. Un service public de l’information (et également du loisir, du spectacle, du sport, etc.) n’échappe pas à cette loi : il impose ses choix propres qui ne sont pas ceux de la population, mais plutôt ceux d’une « élite éclairée » autoproclamée.

En pratique, ce service public se coupe d’emblée de son « public » en refusant sa sanction et son libre choix : le client est devenu un usager restant éternellement « redevable » à ce prétendu fournisseur qui le contraint à financer des programmes.

La neutralité ne saurait être décrétée par une loi et un financement obligatoire. Les journalistes du service public ne peuvent se targuer d’avoir le monopole de la hauteur de point de vue : chacun possède ses biais et sa vision du monde et ça n’est que dans la confrontation des idées, la recherche et l’investigation que la vérité progresse au détriment des « fausses nouvelles » ou des « biais idéologiques ».

Les « fake news » peuvent tout autant être présentes dans les médias publics que ceux du privé. Les exemples de « biais du privé » cités par nos contradicteurs (Blocher, Berlusconi, CNN, …) ne sont pas mis face aux « biais du public » (Russia Today, FIS, …). Il y a une volonté malhonnête de réduire la réalité à une association « privé = biaisé » et « public = indépendant ».

La neutralité ou l’attachement aux faits dépend avant tout du dynamisme du système et du travail des acteurs de l’information. Or, le système de redevance vient entraver ce dynamisme : plutôt que d’essayer d’attirer les citoyens par la qualité des émissions, on a parfois l’impression qu’un certain « camp du bien » décide des sujets à traiter, de la façon de les traiter et de les imposer à l’usager, accentuant la coupure entre la population et une élite prétendument à son service. Cette élite qui selon ses statuts ne poursuit aucun but lucratif, mais en profite pour s’arroger des privilèges importants et qui sont libres d’agir selon leur bon plaisir.

Les articles et les images de campagne des contradicteurs de l’initiative démontrent cette arrogance : les initiants et leurs supporters, opposés à leur point de vue, sont tantôt associés au président Trump, au régime politique d’Orban, à Berlusconi ou à Blocher. L’initiative est même soupçonnée d’être financée par « les riches de l’UDC » alors que ce parti ne s’est même pas prononcé sur le sujet.

En réalité, l’indépendance et le pluralisme ne requièrent absolument pas un service financé par la loi  : ils se développent dès qu’on laisse libres les acteurs médiatiques de se confronter et prouver la validité de leurs investigations. C’est le « plébiscite quotidien » du public qui assure leur succès, plutôt qu’une obligation fiscale. Les acteurs privés qui ne répondront pas aux attentes de leurs abonnés (qui ne sont plus de simples « usagers ») disparaîtront ou diminueront et les « biais » possibles liés à la nature de leur actionnariat, étant notoires, ne pourront que les desservir au bénéfice des concurrents.

Bien loin d’enrichir un écosystème médiatique, le service public assèche l’offre, biaise les débats, cache les vrais problèmes et impose une certaine pensée. La neutralité des médias n’existe pas a priori, elle ne s’obtient que par la possibilité de sanction, le libre choix du citoyen et la liberté de proposer des programmes. L’utilisateur d’Internet est déjà familiarisé avec ces prérequis et comprend de moins en moins qu’on l’oblige à financer un système arbitraire politique et corporatiste d’un autre siècle.

Un texte de Frédéric Jollien, membre du comité No Billag Romandie

 

Articles

La SSR : Bouc-émissaire ou assisté victimaire?

En tant que partisans de l’initiative No Billag, la lecture de l’opinion de M. Torracinta dans l’édition du Temps du 28 novembre 2017 ne peut nous laisser insensibles. Nous prenons donc la plume pour quelques rectifications suite à ses propos.

Nous tenons à rappeler, une fois encore, que contrairement à ce qui est constamment asséné par nos opposants, notre initiative n’a pas comme but de supprimer la SSR mais de réformer son mode de financement. Cette initiative n’est pas un procès des programmes diffusés mais de l’anachronisme imposé aux administrés cotisant pour cette taxe. La question n’est pas de savoir ce que l’on regarde, mais de décider ce que l’on regarde. À cette question le modèle actuel ne répond que par une situation de quasi- monopole dont jouit la SSR et ce au détriment de 21 radios locales privées et 13 télévisions régionales qui reçoivent qu’une infime partie de cette redevance. Au delà de saper toute concurrence, il se pose une question de justice : Pourquoi ces 34 canaux d’informations ne bénéficient-ils que des miettes de la redevance ? Et que faire de la concurrence déloyale subie par les médias de la presse écrite, notamment sur internet ?

Cette injustice se légitime en usant d’une rhétorique pseudo-souverainiste. La pertinence de cette dernière est évidemment moindre : non seulement parce que la SSR n’a jamais eu le monopole de l’identité nationale, mais également car cet argument, déjà brandi lorsque le monopole de Swisscom était remis en question, a volé en éclat sur le mur de la réalité du marché : En 2017, Swisscom est toujours suisse, et à l’instar de Sunrise ou d’autres opérateurs, tels que Salt ou Yallo qui même s’ils ne sont pas suisses, créent des emplois dans notre pays. Aux pourfendeurs de l’ouverture du marché nous répondons par la condamnation d’un égoïsme inadmissible tentant de freiner tout élan de réforme pour une minorité de privilégiés ».

Les médias audiovisuels touchant la redevance n’ont pas le monopole de la transmission de l’information. La preuve est que M. Torracinta prend la parole via un média écrit privé ne touchant pas la redevance en question. Passer par un tel canal n’a rien de surprenant puisque les jeunes regardent de moins en moins la télévision, alors qu’ils n’ont pourtant jamais été autant connectés.

Nous demandons aujourd’hui à ne pas payer quelque chose que nous ne consommons pas. Comparer le financement d’une école n’est pas similaire au financement de la SSR dès lors que, contrairement à l’éducation, regarder la télévision est un loisir. Un loisir qui peut même avoir des effets néfastes sur le cerveau selon une étude publiée mercredi 2 décembre 2015 dans le Journal of the American Medical Association Psychiatry (JAMA). Nous espérons que les forces du progrès, qui se battaient jadis contre cet emblème de la surconsommation, accusée d’abrutir les foules, sauront proposer à l’avenir des comparaisons plud pertinentes.

M. Torracinta admet que la SSR doit changer. Toutefois, il qualifie notre initiative d’extrême. Si en 2017, est extrémiste celui qui souhaite rendre au peuple le droit de choisir ses médias, alors oui, nous acceptons cet adjectif. Il regrette ensuite l’absence d’alternative. Or si cette dernière n’existe pas, c’est parce que ni le Parlement, le Conseil fédéral ou la SSR n’en a voulu. Tout le monde s’accorde (sauf peut-être la SSR) à dire que la situation actuelle est tout sauf satisfaisante. Différentes critiques existent,

malheureusement la classe politique a démontré toute son incapacité à imaginer une réforme qui puisse convaincre ne serait-ce qu’une majorité au parlement. Sur ce dossier, la solution viendra de la rue, ou n’existera pas. Le 4 mars 2018, nous vous donnons cette possibilité unique. En votant OUI à No Billag, on se donne le droit de réformer un système injuste et dépassé.

Louise Morand – Responsable No Billag Genève / Membre du comité des JLRS

Matthieu Dinet – Responsable No Billag Fribourg / Président UDC Sarine