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Toute personne qui veut des réformes, doit voter oui

La question qui se pose le 4 mars, en plus de savoir si le citoyen est capable de choisir par lui-même, souverainement ses médias, est celle de la volonté réelle de réformer le système. Or ce débat est pour l’instant trop peu abordé. A entendre les différentes parties prenantes, le besoin de réformer et de faire évoluer le modèle actuel est incontesté. La volonté réelle est, et c’est ce qui explique en partie l’existence de l’initiative, bien moins présente que ce qu’il paraît aujourd’hui. Dans les travées du parlement, les réformateurs existent. Dans le secteur des médias, ils se placent malheureusement dans le camp de ceux qui réforment en augmentant les dépenses et la charge de l’Etat. Les autres sont isolés en commission et en plénum.

Au parlement ou en commission, aucune majorité réformatrice ne fut trouvée. Pour soutenir un contre-projet qui voulait diviser la redevance par deux ? Une partie du groupe UDC. Pour soutenir le plafonnement de revenus de la redevance qui reviennent à la SSR, à 1.1 milliard ? Là encore, personne, ou si peu. Des opposants au moment d’accorder le droit à la SSR de faire de la publicité ciblée, et donc de durcir la bataille pour le gâteau publicitaire ? On attend toujours. Une levée des boucliers qui s’oppose à la régie publicitaire Admeira, qui renforce encore un peu plus la toute puissance de la SSR ? La liste des rendez-vous manqués est longue

D’accord sur rien, mais unis contre le changement

Si l’on en croit son récent papier de position, le parti libéral radical souhaite voir les entreprises exemptées de la redevance. Ce même parti qui refuse de voter tout contre-projet, qui refuse d’envisager une baisse des recettes, devrait nous expliquer par qui et comment sera compensée l’exemption des entreprises ? Par les citoyens ? Autre point exigé, le refus de subventionner des médias en ligne. Cette demande, floue, est en contradiction totale avec la prise de position de la Commission fédérale des médias et de bon nombre de politiciens de gauche et du centre qui, toujours ingénieux pour dépenser l’argent du citoyen, semblent désormais s’accorder sur la pertinence d’élargir les subventions à l’ensemble de la branche, presse écrite comprise. On veut arroser plus d’acteurs, tout en promettant que les dépenses baisseront. Ils parlent d’une baisse de la redevance pour les particuliers et d’une exemption pour les entreprises tout en souhaitant augmenter le nombre des bénéficiaires de l’arrosoir de la redevance. C’est contradictoire et promet des lendemains sans réformes, assurément.

On voit mal comment un parlement déjà en désaccord sur la simple direction à suivre en cas de refus de l’initiative, pourrait brusquement se transformer en moteur d’une réforme en profondeur d’un système dépassé et injuste qui nécessite assurément un « reset » pour affronter les changements du XXIe siècle. On ne réforme pas une vache sacrée au sortir d’une victoire du statu-quo dans les urnes. Bien au contraire.

Voter oui c’est donc enfin donner le coup d’envoi des réformes, nécessaires et urgentes, d’un acteur qui s’est trop longtemps reposé sur ses lauriers et qui aujourd’hui, en plus de refuser de présenter un plan B, se permet de dissimuler son plan R, comme réforme. Il l’esquisse tout au plus au travers d’une interview sans l’exposer au débat. Au lieu de la transparence attendue d’une institution censée appartenir aux citoyens, nous avons droit au plan A, comme arrogance. On peint le diable sur la muraille pour éviter les obligations populaires car comme en 2015, il nous faudrait tout d’abord accorder au politique sa victoire dans les urnes pour ensuite voir apparaître les réformes et les discussions promises. Nous savons tous qu’en 2015, cette promesse n’a débouché sur rien. Les citoyens ont le droit de savoir ce qui les attend, ils doivent avoir accès aux détails de ses réformes. Or rien n’a été proposé jusqu’à maintenant !

Ce faisant, chacun est libre de choisir désormais son destin le 4 mars 2018. Celui qui veut garder l’édifice actuel avec l’ensemble de ses défauts, peut légitimement s’opposer à notre initiative. Celui qui préfère l’assurance de réformes, à l’attente patiente de voir des promesses jamais tenues se réaliser subitement, votera oui. Le 4 mars nous pouvons donner la responsabilité aux citoyens de choisir eux-mêmes quel média ils souhaitent soutenir mais en plus, nous pouvons donner la responsabilité à nos élus de réformer un système qui jusqu’à présent semblait intouchable. Ils auront à démontrer cette capacité à réformer qu’ils nous vantent actuellement, au moment d’élaborer la loi d’application.

Nicolas Jutzet

Journal de campagne

5ème épisode – du 15 janvier au 5 février

Nous affrontons la période la plus intense au niveau médiatique. Les membres du comité ainsi que plusieurs sympathisants ont été invités aux quatre coins de la Romandie pour exposer leurs arguments ainsi que débattre face aux opposants. La rencontre avec la population, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la rue, est passionnante. Notre initiative vitalise la démocratie, incroyable !

Suite aux artistes, c’était le tour des cinéastes, des associations pour les personnes atteintes de handicap, les églises et les festivals. Si leur communication est bien souvent questionnable en terme de bon goût, c’était surtout au niveau du fond que leur message manque leur cible : l’initiative met un terme à un système de financement, pas à l’entier de la culture, des aides pour les handicapés, les églises ou les babibouchettes. Les moyens ne disparaissent pas, ils sont dans les mains de leurs propriétaires légitimes. L’argent est rendu au peuple, ce dernier va enfin pouvoir soutenir les causes qui lui tiennent à cœur ! Il est temps d’arrêter de prendre les gens pour des moutons soumis à un système politique qui « veut leur bien » sans leur consentement. Si les gens tiennent réellement à ces causes, ils seront évidemment d’accord de soutenir ces dernières de façon volontaire.

Avec l’initiative, la SSR se verra délivrée de certaines contraintes étatiques et la Confédération prendra le relai de ces aides particulières fournies actuellement (par exemple les aides pour les personnes en situation de handicap), elle pourra le faire en invoquant les articles constitutionnels concernés. Plus la campagne avance, plus il est évident que la SSR est perçue comme un office de la Confédération chargée de multiples tâches politiques en lieu et place d’une entreprise médiatique privée. La SSR fait office de ministère de la culture bis. Il est temps que le citoyen reprenne le contrôle de la politique de ce pays et que les tâches culturelles ou d’aides sociales soient sous le contrôle d’instances élues et non d’une entreprise spécifique bénéficiant d’une clientèle captive. On gagnerait en efficacité à faire des appels d’offre pour ces mandats publics et à laisser toutes les initiatives et les entreprises de ce pays proposer leurs services.

Les cinéastes suisses ont également mis en scène des vidéos scandaleuses moquant l’entreprise privée : des enfants devant payer chaque jour pour entrer dans une classe d’une école privée ou des pompiers n’intervenant qu’avec un code client. On voit là toute la vision qu’ont ces personnes de l’entreprise libre et des activités commerciales de ce pays.

En réalité, contrairement à ce qu’ils disent, ce n’est pas l’appat de l’argent qu’ils combattent, ils sont au contraire bien contents d’en recevoir abondamment, mais c’est la liberté des individus et le travail de conviction des entreprises privées pour convaincre leurs clients qui les dégoutent. Ils ont été mis sur un pied d’estale et leur conviction est que la qualité et l’importance de leur travail se passent de notre consentement.

Nous avons pu constater que la vie dynamique et engagée d’une entreprise ne plait pas à de nombreux acteurs médiatiques et qu’ils aimeraient plutôt être subventionnés pour qu’on maintienne leurs entreprises dans leurs formes actuelles. Ceci serait désastreux autant pour les entreprises privées, tels que les journaux qui essaient de s’adapter au monde moderne, que pour les contribuables contraints de payer alors que l’économie moderne devrait amener des réductions de coût et une augmentation de leurs pouvoirs d’achat. La politique de l’arrosage public et du corporatisme actuel doit être stoppée par les citoyen-ne-s, par une nette acceptation de l’initiative.

Concernant notre campagne, l’heure est à l’information publique. Nous avons envoyé dans de nombreuses communes des flyers explicatifs et nous comptons sur votre aide pour toucher les différentes communes n’ayant pas reçu ce tout-ménage. Si vous souhaitez nous aider à toucher un maximum de gens, vous pouvez simplement cliquer sur ce lien https://www.prospectus-partout.ch/nobillag/ et voir les communes que vous pouvez sponsoriser.

Ces prochaines semaines nos volontaires seront mobilisés dans tous les cantons pour l’affichage et la distribution de flyers dans les gares et places de marché. Si vous souhaitez nous aider, merci de nous contacter ici https://nobillag.ch/fr/contact/.

Nous tenons également à vous informer que plusieurs vidéos seront publiées ces prochains jours sur les réseaux sociaux et nous comptons sur vous pour les partager largement autour de vous. Dans ce climat de «fin du monde » largement dominé par nos opposants nous comptons sur l’engagement organique des citoyen-ne-s plutôt que sur des vidéos d’artistes ou de célébrités à l’engagement sélectif et bien souvent intéressé.

 

Il s’agit maintenant de se mobiliser et de faire passer un message clair : Non, ce système de distribution arbitraire d’argent n’est pas indispensable à la cohésion suisse ou à l’information ! Non, ce système est contraire à une société libre qui reconnait la liberté de ses citoyen-ne-s ! Non, faire s’exprimer le peuple sur un paiement auquel ils ont été soumis pendant des décennies n’est pas anti-démocratique ! Non, cela ne sonne pas la fin des médias indépendants : les journaux n’étant pas dans ce système sont des preuves évidentes qu’une offre d’information neutre existe en dehors de la soumission à une taxe!

Il faut faire cesser cette mascarade ! Ils ont hurlé à mort sur tous les réseaux. Ils ont reconnu la plupart des critiques et n’ont absolument rien proposé ! Il n’y a aucune volonté de réformer quoi que ce soit et cela a été démontré durant ces 5 dernières années de débat perpétuel. La seule façon d’enfin remettre le citoyen au centre du débat, c’est de voter OUI le 4 mars prochain.

Arrêtons ces privilèges et ce corporatisme ! L’initiative populaire permet de contourner les intérêts de la politique et des corporations qui nous abreuvent d’arguments anxiogènes. Sachons leur montrer qu’en Suisse c’est la population qui est souveraine et qu’elle ne tolère plus l’irrespect et l’arrogance de certains!

Frédéric Jollien

pour le comité NoBillag

Journal de campagne

Quatrième épisode – du 27 décembre au 14 janvier

La campagne est définitivement lancée! Les discussions durent depuis plus d’un mois, mais désormais, on entre dans le vif du sujet. C’est dans les prochaines semaines que tout se joue. Notre équipe de bénévoles se tient prête, pour gagner ce combat, avec, et surtout, grâce à vous. Mais avant de nous atteler à gagner cette votation, revenons sur les quelques événements des dernières semaines.

Service public de l’audiovisuel : l’impossible neutralité

Avant la fin de l’année 2017, Frédéric Jollien a résumé, dans un article paru sur notre site, pourquoi le sytème actuel se basait sur une erreur de pensée. En quelques mots : « l’indépendance et le pluralisme ne requièrent absolument pas un service financé par la loi  : ils se développent dès qu’on laisse libres les acteurs médiatiques de se confronter et prouver la validité de leurs investigations. C’est le « plébiscite quotidien » du public qui assure leur succès, plutôt qu’une obligation fiscale ». Pour une réelle diversité et les mêmes conditions pour tous, en abolissant les privilèges de certains acteurs, sur le dos du reste, c’est un oui qu’il faudra glisser dans l’urne.

Bonne année 2018 !

« Cachez cette vidéo que je ne saurais voir » – L’épisode mégalomane des Vincent

Suite à une publication sur notre page Facebook, qui renvoyait simplement vers une vidéo, datant de leur époque sur Couleur 3, qui se gaussait des incohérences et des dérives du système Billag, la RTS a « rendu momentanément indisponible » le sketch humoristique en question. Apparement, le contenu gêne désormais les auteurs. Vous pouvez retrouver notre communiqué de presse sur la thématique en cliquant ici.

Nous regrettons le manque d’humour des comédiens lorsque leurs sketchs ne les arrangent plus et nous nous excusons bien évidemment de trouver leur humour drôle. Par avance, nous vous demandons bien évidemment de ne plus regarder ces vidéos, disponibles pour toute la population via internet, mais apparemment indisponible pour la communauté de notre page, qui pourtant paie la redevance… et donc le contenu de ses vidéos. Mais votre rire heurte, soyez compréhensifs.

Une polémique qui en dit long sur les incohérences du système actuel 

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Une autre publication sur facebook a suscité beaucoup de réactions. Bien au-delà de notre communauté habituelle. Selon des informations du journal Le Temps, les employés de la SSR restent exemptés de redevance. Bien conscient que cette situation était injustifiable, la direction de la SSR a annoncé dès 2014 qu’elle allait y mettre un terme. Rien à voir avec le lancement de notre initiative qui date de la même année, évidemment. Toujours est-il que, après tractations, cette faveur a même été prolongée d’un an, jusqu’en 2019! Et qui paie cette facture, à votre avis ?

Contraindre tout le monde à payer et faire campagne activement sur les réseaux sociaux, ça ne les gêne pas par contre…

Notre initiative permettra aux ménages de ce pays de bénéficier de la même situation, ne plus avoir à payer la redevance!

Facture Billag, une dernière douloureuse

Qui dit début d’année, dit arrivée de la facture Billag. Que du bonheur, cette obligation de payer pour un service que certains ne désirent et/ou ne peuvent pas se permettre de payer !

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A condition de mobiliser le public qui soutient massivement l’initiative, il est fort probable que cette facture soit la dernière ! Qu’elle soit envoyée par Billag pour 2018, ou par Serafe, – l’entreprise qui prendrait le relai en cas de maintien de ce système dépassé et injuste – cette facture énerve de nombreux citoyens. Il est temps d’y mettre un terme.

Finalement, le samedi 13 janvier, nous avons pu présenter notre initiative à l’assemblée des délégués du PLR, réunie à Bienne. Contrairement au groupe parlementaire et à ses dirigeants, la base semble ouverte à la discussion sur ce thème. Les nombreux témoignages et les questions en attestent. A la fin d’un débat ouvert et équilibré, nous parvenons à convaincre 82 personnes, contre 204 voix pour le non et 12 abstentions. Pour rappel, selon les premiers sondages, dans la base du PLR, l’initiative récolte un soutien indiscutable.

 

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Aidez-nous à convaincre une majorité des citoyens 

Notre matériel de campagne est désormais disponible. Tout un chacun peu commander des flyers, des autocollants et des affiches via notre site internet. Des nombreuses distributions auront lieu dans les prochaines semaines, dans la rue, dans les gares. Vous aurez également l’occasion de venir nous poser vos questions sur nos stands, un peu partout en Suisse romande! On vous tiendra au courant sur notre page facebook.

En attendant, voici quelques images qui résument parfaitement, avec humour, le catastrophisme ambiant de nos opposants, qui ne savent vraiment plus quoi inventer pour tenter de justifier l’existence d’un modèle vétuste :

 

Au plaisir,

Nicolas Jutzet pour le comité NoBillag

Journal de campagne

Journal de campagne NoBillag / 2 décembre – 26 décembre

26 décembre

Nous savions qu’en défendant cette initiative, nous ferions face à une opposition très forte dûe à l’énorme enjeu financier entourant ce système dépassé de clientèle captive. Nous savions que les prétentions de neutralité des bénéficiaires de la redevance sont des nuages de fumée pour mieux endormir les assujettis. Mais nous ne pensions pas que cette campagne en ferait à ce point la démonstration.

Nous avons choisi de reprendre ici quelques exemples :

Les comparatifs aventureux des contradicteurs à l’initiative

Dans leur course au catastrophisme, nos contradicteurs s’essaient ces dernières semaines à des comparaisons hasardeuses. Sur une vidéo de campagne, une journaliste de la télévision nationale grecque décrit les événements suite à la faillite de leur Etat et la privatisation de son entreprise médiatique nationale. Elle y décrit la catastrophe démocratique de la disparition de ce média d’Etat. L’entreprise nationale grecque était totalement dépendante d’un appareil politique incompétent et corrompu qui a mené à ces terribles mesures. Le peuple grec, appauvri, ayant dû subir la lourde facture de ses politiques, et dont une grande partie se trouve encore aujourd’hui au chômage, n’avaient évidemment pas comme priorité de s’abonner à une chaine de télévision, suite à la l’incapacité financière de leur Etat à maintenir ce service. La situation économique suisse est évidemment différente. Avec un pouvoir d’achat supérieur – qui plus est délivré d’une taxe annuelle de plus de 450 francs – une situation conjoncturelle favorable, les ménages ne feraient pas face au même contexte de crise économique et pourraient s’abonner volontairement à des médias. Sans oublier que dans notre pays, tous les rapports officiels rappellent à quel point le public tient au contenu produit par la SSR et les radio/TV régionales.

L’exemple grec montre au contraire que rendre une entreprise complètement dépendante de l’Etat peut conduire à la ruine et à des changements violents. Les entreprises libres s’adaptent progressivement aux priorités et aux intérêts des citoyens et n’optent pas pour des décisions arbitraires aussi drastiques et déconnectées des prestations des journalistes ou de la volonté des citoyens. La violence d’un tel changement n’a rien à voir avec une situation de concurrence libre mais tout à voir avec les dérives corporatistes d’une politique qui veut gérer les affaires à la place de son peuple.

Autre comparaison hasardeuse : le comité a présenté l’histoire de l’aventure de Canal9 qui s’était vu autrefois refusé une contribution par la redevance et qui avait dû en appeler à la solidarité des valaisannes et des valaisans. Les donations n’avaient pas réussi à couvrir la somme initiale. Là encore, la situation n’a rien à voir avec un environnement post NoBillag : Canal9 avait continué à délivrer ses prestations, notamment gratuitement via internet, sans obligation de payer son contenu. Aucun changement donc pour l’utilisateur. Aucune incitation directe à montrer sa solidarité. Il était donc demandé aux valaisans de continuer à financer des médias qui étaient disponible sans majoration de prix pour chacun. On est loin de la solution qui passe par le paiement d’un abonnement qui donne accès seulement à ceux qui paient. Et pourtant, malgré cela, une belle somme fut réunie !

La situation montre donc au contraire que les directives arbitraires du système de redevance ne respectent pas les préférences des citoyens et démontre également dans les actes que les gens sont prêts à soutenir une entreprise locale, même sans obtenir aucune contrepartie ! Encore un magnifique autogoal.

La dystopie de 26min

Les deux Vincent ont présenté dans leur numéro final de 26min un montage digne d’un scénario hollywoodien. Plongé dans un univers dystopique, largement inspiré de la série Black Mirror, nous suivons le quotidien d’un personnage vivant dans un monde où « l’on paie ce que l’on consomme » qui se voit débiter de son compte la moindre de ses actions individuelles. Cela faisant évidemment référence à la campagne NoBillag où l’intérêt est de sortir de ce système de buffet unique où le citoyen est obligé de financer des prestations contre son gré.

En utilisant l’angle de la satire qui s’affranchit avec aisance des exigences de neutralité du mandat public sur l’information, la SSR peut se permettre un peu de propagande et utiliser l’argent de la redevance pour toucher le public avec la renommée de ses deux animateurs. Sans oublier l’appel au vote, sur un ton décalé. Et on mélange allègrement la notion d’impôt, de taxe et de redevance.

Neutralité - Avec la sourire

Evidemment, la réalité est totalement éloignée de cette fiction. Lorsqu’on paie un prix pour un produit, on paie en réalité toute une chaine de service. Lorsqu’on paie un loyer, on paie pour l’entier du service de l’immeuble comme les escaliers et les ascenseurs et il n’y a pas besoin d’une loi pour contraindre les gens à payer une offre globale.

Portons aussi un oeil attentif à deux messages envoyés subrepticement durant ce show :

Le Temps contre les gratuits : dans un kiosque à journaux du futur (oui c’est relativement absurde de penser qu’il en existerait) le Vincent du futur choisit un journal gratuit de basse qualité plutôt que le journal Le Temps situé sur le présentoir. La SSR profite donc pour lancer des fleurs aux médias traditionnels sérieux contre les gratuits. Pourtant NoBillag n’empêche aucunement les médias de qualité de vivre. L’existence du Temps le prouve amplement. Au contraire, elle permet à ces derniers de cesser de subir la concurrence déloyale actuelle, notamment en ligne. Tout le monde sera d’accord pour admettre que la concurrence déloyale que font subir la SSR et les radio/TV régionales à la presse écrite, via les différentes plateformes en ligne, c’est tout sauf « un cadeau » en ces temps de transformation du paysage médiatique. D’ailleurs, actuellement dans le monde libre de la presse écrite c’est même plutôt Le Matin dans sa version papier qui est menacé de disparition, un journal de simple facture qui perd sa clientèle en raison d’internet et des gratuits.

La SSR doit cependant créer une large alliance du monde journalistique pour lutter contre NoBillag, qui pourtant ne touche principalement qu’eux. Ces dernières années, la SSR, dans un soudain élan d’altruisme, a tenté en permanence, de jeter des ponts avec les médias privés pour éviter une guerre intestine entre eux. Le traitement des nouvelles concernant les réformes internes de Tamedia en est également une démonstration.

Blocher TV remplaçant la SSR ?

A la fin du show, un glissement de caméra nous permet de voir la tour « Blocher TV » se dresser face au spectateur. Comme dit lors du chapitre précédent de ce même journal : la campagne du Non à l’initiative tend à nous associer à la droite dure, aux « riches de l’UDC » ou même à des médias internationaux tels que Russia Today ou Fox News. Blocher ou Berlusconi fonctionnent comme des épouvantails à gogo. Pourtant quel pourcentage de la population voudrait s’inscrire à une entreprise personnelle telle que « Blocher TV » ? Bien peu… L’argument de TV Blocher est franchement ridicule. Non seulement, l’ensemble des rapports démontrent que les gens tiennent au contenu délivré par la SSR (le même public paierait dès le 5 mars pour TV Blocher?), mais en plus, Blocher lui-même répète à qui lui demande que le secteur ne l’intéresse pas !

Pour ceux qui aiment les preuves :

Et encore moins dans notre région !

L’idée est encore d’utiliser des symboles qu’une majorité réprouve pour s’attirer les faveurs de ceux-ci sans aucune réflexion critique. Et sans logique. Dans 5 minutes on va reprocher à Blocher de sauver des titres de la presse écrite ! Ou se réjouir de la perte de lecteurs de la Weltwoche, comme l’ont fait certains parlementaires à la tribune du parlement. La diversité et la vitalité de la presse, oui, mais. Et on oublie toujours de préciser que l’argent est dans le camp adverse, clairement pas chez nous !

Des nouvelles de notre campagne

Quant à notre campagne, nous passons maintenant à une phase de rencontre directe avec la population et nous organisons des vins chauds dans différentes villes de Suisse romande :

Durant les mois de janvier et février, de nombreuses distributions de flyers sont à l’agenda, un peu partout en Suisse romande. Si vous avez besoin de flyers, affiches, autocollants, etc, vous pouvez passer commande via le formulaire suivant.

Vous avez également pu voir certains de nos visuels officiels avec ces couleurs rose et vertes. Nous vous délivrerons prochainement des vidéos (certainement moins dotées que les productions de 26min 🙂 ) et d’autres images à partager sur les réseaux sociaux. Vous pouvez toujours activer le sticker « oui à No Billag » sur votre profil en cliquant sur ce lien.

Merci pour votre soutien, de vos partages d’idées, d’images et de vos messages d’encouragement ! Nous nous retrouverons l’année prochaine pour un prochain chapitre de ce journal de campagne.

Frédéric Jollien pour le comité NoBillag