Journal de campagne

Quatrième épisode – du 27 décembre au 14 janvier

La campagne est définitivement lancée! Les discussions durent depuis plus d’un mois, mais désormais, on entre dans le vif du sujet. C’est dans les prochaines semaines que tout se joue. Notre équipe de bénévoles se tient prête, pour gagner ce combat, avec, et surtout, grâce à vous. Mais avant de nous atteler à gagner cette votation, revenons sur les quelques événements des dernières semaines.

Service public de l’audiovisuel : l’impossible neutralité

Avant la fin de l’année 2017, Frédéric Jollien a résumé, dans un article paru sur notre site, pourquoi le sytème actuel se basait sur une erreur de pensée. En quelques mots : « l’indépendance et le pluralisme ne requièrent absolument pas un service financé par la loi  : ils se développent dès qu’on laisse libres les acteurs médiatiques de se confronter et prouver la validité de leurs investigations. C’est le « plébiscite quotidien » du public qui assure leur succès, plutôt qu’une obligation fiscale ». Pour une réelle diversité et les mêmes conditions pour tous, en abolissant les privilèges de certains acteurs, sur le dos du reste, c’est un oui qu’il faudra glisser dans l’urne.

Bonne année 2018 !

« Cachez cette vidéo que je ne saurais voir » – L’épisode mégalomane des Vincent

Suite à une publication sur notre page Facebook, qui renvoyait simplement vers une vidéo, datant de leur époque sur Couleur 3, qui se gaussait des incohérences et des dérives du système Billag, la RTS a « rendu momentanément indisponible » le sketch humoristique en question. Apparement, le contenu gêne désormais les auteurs. Vous pouvez retrouver notre communiqué de presse sur la thématique en cliquant ici.

Nous regrettons le manque d’humour des comédiens lorsque leurs sketchs ne les arrangent plus et nous nous excusons bien évidemment de trouver leur humour drôle. Par avance, nous vous demandons bien évidemment de ne plus regarder ces vidéos, disponibles pour toute la population via internet, mais apparemment indisponible pour la communauté de notre page, qui pourtant paie la redevance… et donc le contenu de ses vidéos. Mais votre rire heurte, soyez compréhensifs.

Une polémique qui en dit long sur les incohérences du système actuel 

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Une autre publication sur facebook a suscité beaucoup de réactions. Bien au-delà de notre communauté habituelle. Selon des informations du journal Le Temps, les employés de la SSR restent exemptés de redevance. Bien conscient que cette situation était injustifiable, la direction de la SSR a annoncé dès 2014 qu’elle allait y mettre un terme. Rien à voir avec le lancement de notre initiative qui date de la même année, évidemment. Toujours est-il que, après tractations, cette faveur a même été prolongée d’un an, jusqu’en 2019! Et qui paie cette facture, à votre avis ?

Contraindre tout le monde à payer et faire campagne activement sur les réseaux sociaux, ça ne les gêne pas par contre…

Notre initiative permettra aux ménages de ce pays de bénéficier de la même situation, ne plus avoir à payer la redevance!

Facture Billag, une dernière douloureuse

Qui dit début d’année, dit arrivée de la facture Billag. Que du bonheur, cette obligation de payer pour un service que certains ne désirent et/ou ne peuvent pas se permettre de payer !

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A condition de mobiliser le public qui soutient massivement l’initiative, il est fort probable que cette facture soit la dernière ! Qu’elle soit envoyée par Billag pour 2018, ou par Serafe, – l’entreprise qui prendrait le relai en cas de maintien de ce système dépassé et injuste – cette facture énerve de nombreux citoyens. Il est temps d’y mettre un terme.

Finalement, le samedi 13 janvier, nous avons pu présenter notre initiative à l’assemblée des délégués du PLR, réunie à Bienne. Contrairement au groupe parlementaire et à ses dirigeants, la base semble ouverte à la discussion sur ce thème. Les nombreux témoignages et les questions en attestent. A la fin d’un débat ouvert et équilibré, nous parvenons à convaincre 82 personnes, contre 204 voix pour le non et 12 abstentions. Pour rappel, selon les premiers sondages, dans la base du PLR, l’initiative récolte un soutien indiscutable.

 

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Aidez-nous à convaincre une majorité des citoyens 

Notre matériel de campagne est désormais disponible. Tout un chacun peu commander des flyers, des autocollants et des affiches via notre site internet. Des nombreuses distributions auront lieu dans les prochaines semaines, dans la rue, dans les gares. Vous aurez également l’occasion de venir nous poser vos questions sur nos stands, un peu partout en Suisse romande! On vous tiendra au courant sur notre page facebook.

En attendant, voici quelques images qui résument parfaitement, avec humour, le catastrophisme ambiant de nos opposants, qui ne savent vraiment plus quoi inventer pour tenter de justifier l’existence d’un modèle vétuste :

 

Au plaisir,

Nicolas Jutzet pour le comité NoBillag

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Articles

La SSR : Bouc-émissaire ou assisté victimaire?

En tant que partisans de l’initiative No Billag, la lecture de l’opinion de M. Torracinta dans l’édition du Temps du 28 novembre 2017 ne peut nous laisser insensibles. Nous prenons donc la plume pour quelques rectifications suite à ses propos.

Nous tenons à rappeler, une fois encore, que contrairement à ce qui est constamment asséné par nos opposants, notre initiative n’a pas comme but de supprimer la SSR mais de réformer son mode de financement. Cette initiative n’est pas un procès des programmes diffusés mais de l’anachronisme imposé aux administrés cotisant pour cette taxe. La question n’est pas de savoir ce que l’on regarde, mais de décider ce que l’on regarde. À cette question le modèle actuel ne répond que par une situation de quasi- monopole dont jouit la SSR et ce au détriment de 21 radios locales privées et 13 télévisions régionales qui reçoivent qu’une infime partie de cette redevance. Au delà de saper toute concurrence, il se pose une question de justice : Pourquoi ces 34 canaux d’informations ne bénéficient-ils que des miettes de la redevance ? Et que faire de la concurrence déloyale subie par les médias de la presse écrite, notamment sur internet ?

Cette injustice se légitime en usant d’une rhétorique pseudo-souverainiste. La pertinence de cette dernière est évidemment moindre : non seulement parce que la SSR n’a jamais eu le monopole de l’identité nationale, mais également car cet argument, déjà brandi lorsque le monopole de Swisscom était remis en question, a volé en éclat sur le mur de la réalité du marché : En 2017, Swisscom est toujours suisse, et à l’instar de Sunrise ou d’autres opérateurs, tels que Salt ou Yallo qui même s’ils ne sont pas suisses, créent des emplois dans notre pays. Aux pourfendeurs de l’ouverture du marché nous répondons par la condamnation d’un égoïsme inadmissible tentant de freiner tout élan de réforme pour une minorité de privilégiés ».

Les médias audiovisuels touchant la redevance n’ont pas le monopole de la transmission de l’information. La preuve est que M. Torracinta prend la parole via un média écrit privé ne touchant pas la redevance en question. Passer par un tel canal n’a rien de surprenant puisque les jeunes regardent de moins en moins la télévision, alors qu’ils n’ont pourtant jamais été autant connectés.

Nous demandons aujourd’hui à ne pas payer quelque chose que nous ne consommons pas. Comparer le financement d’une école n’est pas similaire au financement de la SSR dès lors que, contrairement à l’éducation, regarder la télévision est un loisir. Un loisir qui peut même avoir des effets néfastes sur le cerveau selon une étude publiée mercredi 2 décembre 2015 dans le Journal of the American Medical Association Psychiatry (JAMA). Nous espérons que les forces du progrès, qui se battaient jadis contre cet emblème de la surconsommation, accusée d’abrutir les foules, sauront proposer à l’avenir des comparaisons plud pertinentes.

M. Torracinta admet que la SSR doit changer. Toutefois, il qualifie notre initiative d’extrême. Si en 2017, est extrémiste celui qui souhaite rendre au peuple le droit de choisir ses médias, alors oui, nous acceptons cet adjectif. Il regrette ensuite l’absence d’alternative. Or si cette dernière n’existe pas, c’est parce que ni le Parlement, le Conseil fédéral ou la SSR n’en a voulu. Tout le monde s’accorde (sauf peut-être la SSR) à dire que la situation actuelle est tout sauf satisfaisante. Différentes critiques existent,

malheureusement la classe politique a démontré toute son incapacité à imaginer une réforme qui puisse convaincre ne serait-ce qu’une majorité au parlement. Sur ce dossier, la solution viendra de la rue, ou n’existera pas. Le 4 mars 2018, nous vous donnons cette possibilité unique. En votant OUI à No Billag, on se donne le droit de réformer un système injuste et dépassé.

Louise Morand – Responsable No Billag Genève / Membre du comité des JLRS

Matthieu Dinet – Responsable No Billag Fribourg / Président UDC Sarine