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Communiqué de presse – Le peuple refuse l’initiative, place aux réformes

Chère Madame, Cher Monsieur,

En ce 4 mars 2018, la population de notre pays a décidé de refuser majoritairement notre initiative populaire. Nous regrettons cette occasion manquée de rendre une liberté de choix aux citoyens. Cet idéal est aujourd’hui rejeté par une majorité des votants. Nous prenons acte de cette décision. Visiblement les citoyens ne semblent pas convaincus par une transition complète vers une une solution de libre-entreprise. Cependant, il est évidemment, et le débat n’a cessé de le démontrer, que des réformes en profondeur sont nécessaires et désirées tant le système actuel souffre d’incohérences. La campagne, qui aura vu David affronter Goliath, a permis un débat important et passionnant. A l’issue de celui-ci, il est désormais acquis que le système actuel doit être revu en profondeur.

Il y a eu aujourd’hui un grand vainqueur : la démocratie directe et tous les électeurs de ce pays, qui ont été les seuls dans le monde à avoir eu l’occasion de s’exprimer dans les urnes sur le financement obligatoire des médias. La Suisse doit être fière de cela. Cette campagne est le début d’une longue discussion.

Lors des nombreux débats auxquels nous avons participé ces dernières semaines, nos opposants ont fait des promesses. Gilles Marchand, directeur général de la SSR, a plusieurs fois évoqué un plan R comme réforme. De son côté Madame Ladina Heimgartner, numéro 2 de la SSR, n’a pas hésité à utiliser un terme sans équivoque: « dégraisser » au moment d’évoquer l’avenir de l’entreprise qui touche aujourd’hui plus de 90 % des recettes issues de la redevance. Le parlement et les divers acteurs doivent désormais prendre en compte le besoin de changement et d’évolution et quitter ce modèle de distribution de privilèges. Il s’agit donc de passer de la parole aux actes. Sans la pression populaire soulevée par notre initiative, aucun changement n’aurait eu lieu. Nous espérons que ce vaste débat, qui aura su faire sauter le tabou du financement étatique des médias, va permettre au parlement d’enfin réformer en profondeur un système dépassé et injuste.

Merci d’avance pour l’attention que vous accorderez à notre communiqué.

Avec nos cordiales salutations,

Nicolas Jutzet: Président du comité No Billag Romandie / 079 841 55 05

Frédéric Jollien: porte-parole du comité Romandie / 078 765 68 67

Thomas Birbaum: vice-président du comité No Billag Romandie / 079 268 92 74

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TTC : le décryptage

Trois jeunes suisses-allemands ayant suivi le cursus d’économie sur les bancs de l’Université de St-Gall, lancent sur un coup de tête une initiative pour supprimer les redevances. Cette dernière est cependant essentielle pour permettre à toutes les régions linguistiques d’avoir une information de qualité, aux malentendants d’avoir des sous-titrages, à la chaîne du bonheur d’aider les personnes dans la nécessité et aux festivals et au cinéma suisse d’être financé. De plus, la perte de cette redevance entrainerait une hausse des coûts pour les ménages qui devraient payer, pour la même prestation qu’actuellement, un coût prohibitif jusqu’à deux à trois fois le prix de la redevance. Si le contour du service public peut être discuté et que le débat politique doit avoir lieu, on ne peut accuser la SSR d’abuser de l’argent public car ils touchent des salaires tout à fait acceptables (Darius ne touchant qu’environ 10’000.- par mois !).

C’est le message que vous avez certainement tous retenu de l’émission TTC du lundi 5 février sur la SSR. Permettez-moi d’apporter une critique de cette émission au contenu clairement à charge et qui, comme toute la campagne « d’information publique »  qui entoure l’initiative depuis maintenant 4 mois, contribue à confisquer le débat.

Tout d’abord, la focalisation sur l’Université de St-Gall dans ce débat devient ridicule. Moi-même, formé comme enseignant en primaire, a été plusieurs fois « accusé » d’en avoir suivi le cursus. L’un des initiateurs de l’initiative ne l’a pas suivie contrairement à ce qui a été dit dans cette émission et le fait que M. Jutztet, président du comité romand, y fasse sa formation actuellement, revient perpétuellement dans les débats. Pourrait-on savoir ce que les journalistes ont contre cette école ? J’ignore ce qu’il s’y enseigne mais on dirait qu’il y a un consensus médiatique sur la dangerosité du lieu.

De plus, la caste des indispensables nous rappelle sans cesse le flot de leurs prestations comme si seule leur entreprise pouvait les fournir. Pourrait-on savoir en quoi celles-ci ne pourraient-elles pas être crées par d’autres prestataires ? Ne pourrait-on pas mettre les prestations sociales et culturelles sous la direction de la collectivité et les soumettre à un appel d’offres tout comme pour bon nombre de prestations publiques ? La SSR se prend pour un office fédéral de la culture délivrant ses bienfaits sur la nation suisse sans être soumise au vote ou aux élections. Une démonstration de ce qu’on appelle le corporatisme : se soustraire de la concurrence, s’assurer de la stabilité des rentes par l’Etat et bien faire comprendre à la population que sa soumission lui est bénéfique.

La SSR sait qu’une partie de la population acceptera l’initiative pour des raisons pécuniaires. Il s’agit donc de rapidement détruire cet argument. Premièrement, bien rappeler que la ministre de tutelle a fait preuve de bienveillance en promulgant une baisse de la facture pour les ménages. Tout comme lors de la campagne sur la LRTV en 2015, ne mettre en avant que ce fait et occulter de dire que ce sont tous les ménages qui y seront soumis, y compris ceux qui ne possèdent pas de téléviseur ou de radio. Pour la question de la taxation des entreprises on se focalisera aussi uniquement sur le fait que 75% des entreprises ne paieront plus rien en omettant de dire que cela est calculé en fonction du chiffre d’affaire, que cela touche bien plus d’emplois, que le prélèvement sur les entreprises passera avec le nouveau régime de 41 millions de francs à 170 millions et qu’il implique une transformation de la redevance en taxe sur les entreprises ce qui aurait dû nécessiter un changement constitutionnel. On ne critiquera surtout pas la manoeuvre politique où il s’agit d’augmenter la facture sur la société civile en se faisant passer pour une réformatrice de talent et en ayant fait croire aux citoyens que dorénavant ils paieront moins.

Tout ceci n’a évidemment pas été présenté par notre média public. La SSR fait toujours preuve d’un grand sens critique lorsqu’il s’agit de dénoncer la communication politique de son patron. Vous savez, cette fameuse main qui la nourrit et qui lui permet d’être « indépendante ».

Dans un deuxième temps, on fait un exposé des prix en comparant avec les offres des entreprises privées actuelles. On occulte largement le fait qu’elles agissent dans un marché où le média public fournit des prestations obligatoires. On oublie le fait qu’elles travaillent donc sur un marché de niche là où la SSR n’a toujours pas revendiqué ses droits. On fait des additions sur des prestations à l’unité, dans un marché de niche réservé à des passionnés qui sont prêts à y mettre le prix, pour le comparer au prix d’une redevance prise par la force sur tous les ménages. On compare des pommes avec des poires et on sort les trompettes pour clâmer victoire. Bref, c’est tout, vraiment tout, sauf du travail sérieux et économique.

Finalement, on fait une démonstration à l’emporte pièce sur le fait qu’ils ne profitent pas de l’argent public en dévoilant le salaire de leur présentateur star. Quand on regarde les chiffres de leur rapport annuel, seul document de compte accessible, on peut simplement diviser la masse salariale des cadres par leur nombre et on arrive vers les 17’000 CHF par mois en moyenne et cela sans tenir compte des 16% de temps partiels. Ces faits sont sans doute moins intéressants à présenter que les 10’000 francs par mois de M.Rochebin. D’autant plus, le salaire de Monsieur Rochebin, est-il en net, brut, sans, avec avantages ?

Quand vous regarderez les Jeux Olympiques d’hiver et que certains journalistes profiteront pour la énième fois de vous rappeler que sans la redevance et leur clientèle captive tout cela serait impossible, rappelez vous que pour Sotchi la Suisse avait envoyé bien plus de personnel (environ une centaine) que France Télévision (une soixantaine). La Suisse, c’est ce petit pays où sa télévision publique juge qu’elle doit couvrir pour 50 heures de plus qu’un pays de 70 millions d’habitants.

Vous vous demandez d’où je tire mes chiffres en sachant qu’on ne peut demander la comptabilité de l’entreprise (art. 17 de la LRTV) ? Je tire cela d’un show de 120 secondes, datant de mars 2014, avant le lancement de notre initiative où les présentateurs n’avaient pas de problème à dévoiler la politique de l’entreprise. Un épisode qui avait d’ailleurs été retiré de la plateforme youtube pour éviter la polémique et qu’ils ont rediffusé peu après lorsque nous l’avons annoncé au public (sachant que l’épisode était de toute manière enregistré sur d’autres sites).

Je ne sais pas si nous gagnerons le 4 mars. Il est clair que face à l’artillerie médiatique de nos adversaires nous faisons pâle figure. Ce que je sais cependant c’est qu’à titre personnel je n’ai plus aucune confiance en la SSR, que leur indépendance est un nuage de fumée, que le gouvernement et les partis politiques ont aussi des intérêts qui ne sont pas tous « communs » et que je ne regarderai plus jamais la politique et la télévision de la même manière.

Frédéric Jollien

Jeune libéral-radical et membre du comité NoBillag

Journal de campagne

5ème épisode – du 15 janvier au 5 février

Nous affrontons la période la plus intense au niveau médiatique. Les membres du comité ainsi que plusieurs sympathisants ont été invités aux quatre coins de la Romandie pour exposer leurs arguments ainsi que débattre face aux opposants. La rencontre avec la population, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la rue, est passionnante. Notre initiative vitalise la démocratie, incroyable !

Suite aux artistes, c’était le tour des cinéastes, des associations pour les personnes atteintes de handicap, les églises et les festivals. Si leur communication est bien souvent questionnable en terme de bon goût, c’était surtout au niveau du fond que leur message manque leur cible : l’initiative met un terme à un système de financement, pas à l’entier de la culture, des aides pour les handicapés, les églises ou les babibouchettes. Les moyens ne disparaissent pas, ils sont dans les mains de leurs propriétaires légitimes. L’argent est rendu au peuple, ce dernier va enfin pouvoir soutenir les causes qui lui tiennent à cœur ! Il est temps d’arrêter de prendre les gens pour des moutons soumis à un système politique qui « veut leur bien » sans leur consentement. Si les gens tiennent réellement à ces causes, ils seront évidemment d’accord de soutenir ces dernières de façon volontaire.

Avec l’initiative, la SSR se verra délivrée de certaines contraintes étatiques et la Confédération prendra le relai de ces aides particulières fournies actuellement (par exemple les aides pour les personnes en situation de handicap), elle pourra le faire en invoquant les articles constitutionnels concernés. Plus la campagne avance, plus il est évident que la SSR est perçue comme un office de la Confédération chargée de multiples tâches politiques en lieu et place d’une entreprise médiatique privée. La SSR fait office de ministère de la culture bis. Il est temps que le citoyen reprenne le contrôle de la politique de ce pays et que les tâches culturelles ou d’aides sociales soient sous le contrôle d’instances élues et non d’une entreprise spécifique bénéficiant d’une clientèle captive. On gagnerait en efficacité à faire des appels d’offre pour ces mandats publics et à laisser toutes les initiatives et les entreprises de ce pays proposer leurs services.

Les cinéastes suisses ont également mis en scène des vidéos scandaleuses moquant l’entreprise privée : des enfants devant payer chaque jour pour entrer dans une classe d’une école privée ou des pompiers n’intervenant qu’avec un code client. On voit là toute la vision qu’ont ces personnes de l’entreprise libre et des activités commerciales de ce pays.

En réalité, contrairement à ce qu’ils disent, ce n’est pas l’appat de l’argent qu’ils combattent, ils sont au contraire bien contents d’en recevoir abondamment, mais c’est la liberté des individus et le travail de conviction des entreprises privées pour convaincre leurs clients qui les dégoutent. Ils ont été mis sur un pied d’estale et leur conviction est que la qualité et l’importance de leur travail se passent de notre consentement.

Nous avons pu constater que la vie dynamique et engagée d’une entreprise ne plait pas à de nombreux acteurs médiatiques et qu’ils aimeraient plutôt être subventionnés pour qu’on maintienne leurs entreprises dans leurs formes actuelles. Ceci serait désastreux autant pour les entreprises privées, tels que les journaux qui essaient de s’adapter au monde moderne, que pour les contribuables contraints de payer alors que l’économie moderne devrait amener des réductions de coût et une augmentation de leurs pouvoirs d’achat. La politique de l’arrosage public et du corporatisme actuel doit être stoppée par les citoyen-ne-s, par une nette acceptation de l’initiative.

Concernant notre campagne, l’heure est à l’information publique. Nous avons envoyé dans de nombreuses communes des flyers explicatifs et nous comptons sur votre aide pour toucher les différentes communes n’ayant pas reçu ce tout-ménage. Si vous souhaitez nous aider à toucher un maximum de gens, vous pouvez simplement cliquer sur ce lien https://www.prospectus-partout.ch/nobillag/ et voir les communes que vous pouvez sponsoriser.

Ces prochaines semaines nos volontaires seront mobilisés dans tous les cantons pour l’affichage et la distribution de flyers dans les gares et places de marché. Si vous souhaitez nous aider, merci de nous contacter ici https://nobillag.ch/fr/contact/.

Nous tenons également à vous informer que plusieurs vidéos seront publiées ces prochains jours sur les réseaux sociaux et nous comptons sur vous pour les partager largement autour de vous. Dans ce climat de «fin du monde » largement dominé par nos opposants nous comptons sur l’engagement organique des citoyen-ne-s plutôt que sur des vidéos d’artistes ou de célébrités à l’engagement sélectif et bien souvent intéressé.

 

Il s’agit maintenant de se mobiliser et de faire passer un message clair : Non, ce système de distribution arbitraire d’argent n’est pas indispensable à la cohésion suisse ou à l’information ! Non, ce système est contraire à une société libre qui reconnait la liberté de ses citoyen-ne-s ! Non, faire s’exprimer le peuple sur un paiement auquel ils ont été soumis pendant des décennies n’est pas anti-démocratique ! Non, cela ne sonne pas la fin des médias indépendants : les journaux n’étant pas dans ce système sont des preuves évidentes qu’une offre d’information neutre existe en dehors de la soumission à une taxe!

Il faut faire cesser cette mascarade ! Ils ont hurlé à mort sur tous les réseaux. Ils ont reconnu la plupart des critiques et n’ont absolument rien proposé ! Il n’y a aucune volonté de réformer quoi que ce soit et cela a été démontré durant ces 5 dernières années de débat perpétuel. La seule façon d’enfin remettre le citoyen au centre du débat, c’est de voter OUI le 4 mars prochain.

Arrêtons ces privilèges et ce corporatisme ! L’initiative populaire permet de contourner les intérêts de la politique et des corporations qui nous abreuvent d’arguments anxiogènes. Sachons leur montrer qu’en Suisse c’est la population qui est souveraine et qu’elle ne tolère plus l’irrespect et l’arrogance de certains!

Frédéric Jollien

pour le comité NoBillag

Journal de campagne

Quatrième épisode – du 27 décembre au 14 janvier

La campagne est définitivement lancée! Les discussions durent depuis plus d’un mois, mais désormais, on entre dans le vif du sujet. C’est dans les prochaines semaines que tout se joue. Notre équipe de bénévoles se tient prête, pour gagner ce combat, avec, et surtout, grâce à vous. Mais avant de nous atteler à gagner cette votation, revenons sur les quelques événements des dernières semaines.

Service public de l’audiovisuel : l’impossible neutralité

Avant la fin de l’année 2017, Frédéric Jollien a résumé, dans un article paru sur notre site, pourquoi le sytème actuel se basait sur une erreur de pensée. En quelques mots : « l’indépendance et le pluralisme ne requièrent absolument pas un service financé par la loi  : ils se développent dès qu’on laisse libres les acteurs médiatiques de se confronter et prouver la validité de leurs investigations. C’est le « plébiscite quotidien » du public qui assure leur succès, plutôt qu’une obligation fiscale ». Pour une réelle diversité et les mêmes conditions pour tous, en abolissant les privilèges de certains acteurs, sur le dos du reste, c’est un oui qu’il faudra glisser dans l’urne.

Bonne année 2018 !

« Cachez cette vidéo que je ne saurais voir » – L’épisode mégalomane des Vincent

Suite à une publication sur notre page Facebook, qui renvoyait simplement vers une vidéo, datant de leur époque sur Couleur 3, qui se gaussait des incohérences et des dérives du système Billag, la RTS a « rendu momentanément indisponible » le sketch humoristique en question. Apparement, le contenu gêne désormais les auteurs. Vous pouvez retrouver notre communiqué de presse sur la thématique en cliquant ici.

Nous regrettons le manque d’humour des comédiens lorsque leurs sketchs ne les arrangent plus et nous nous excusons bien évidemment de trouver leur humour drôle. Par avance, nous vous demandons bien évidemment de ne plus regarder ces vidéos, disponibles pour toute la population via internet, mais apparemment indisponible pour la communauté de notre page, qui pourtant paie la redevance… et donc le contenu de ses vidéos. Mais votre rire heurte, soyez compréhensifs.

Une polémique qui en dit long sur les incohérences du système actuel 

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Une autre publication sur facebook a suscité beaucoup de réactions. Bien au-delà de notre communauté habituelle. Selon des informations du journal Le Temps, les employés de la SSR restent exemptés de redevance. Bien conscient que cette situation était injustifiable, la direction de la SSR a annoncé dès 2014 qu’elle allait y mettre un terme. Rien à voir avec le lancement de notre initiative qui date de la même année, évidemment. Toujours est-il que, après tractations, cette faveur a même été prolongée d’un an, jusqu’en 2019! Et qui paie cette facture, à votre avis ?

Contraindre tout le monde à payer et faire campagne activement sur les réseaux sociaux, ça ne les gêne pas par contre…

Notre initiative permettra aux ménages de ce pays de bénéficier de la même situation, ne plus avoir à payer la redevance!

Facture Billag, une dernière douloureuse

Qui dit début d’année, dit arrivée de la facture Billag. Que du bonheur, cette obligation de payer pour un service que certains ne désirent et/ou ne peuvent pas se permettre de payer !

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A condition de mobiliser le public qui soutient massivement l’initiative, il est fort probable que cette facture soit la dernière ! Qu’elle soit envoyée par Billag pour 2018, ou par Serafe, – l’entreprise qui prendrait le relai en cas de maintien de ce système dépassé et injuste – cette facture énerve de nombreux citoyens. Il est temps d’y mettre un terme.

Finalement, le samedi 13 janvier, nous avons pu présenter notre initiative à l’assemblée des délégués du PLR, réunie à Bienne. Contrairement au groupe parlementaire et à ses dirigeants, la base semble ouverte à la discussion sur ce thème. Les nombreux témoignages et les questions en attestent. A la fin d’un débat ouvert et équilibré, nous parvenons à convaincre 82 personnes, contre 204 voix pour le non et 12 abstentions. Pour rappel, selon les premiers sondages, dans la base du PLR, l’initiative récolte un soutien indiscutable.

 

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Aidez-nous à convaincre une majorité des citoyens 

Notre matériel de campagne est désormais disponible. Tout un chacun peu commander des flyers, des autocollants et des affiches via notre site internet. Des nombreuses distributions auront lieu dans les prochaines semaines, dans la rue, dans les gares. Vous aurez également l’occasion de venir nous poser vos questions sur nos stands, un peu partout en Suisse romande! On vous tiendra au courant sur notre page facebook.

En attendant, voici quelques images qui résument parfaitement, avec humour, le catastrophisme ambiant de nos opposants, qui ne savent vraiment plus quoi inventer pour tenter de justifier l’existence d’un modèle vétuste :

 

Au plaisir,

Nicolas Jutzet pour le comité NoBillag

Journal de campagne

Journal de campagne NoBillag / 2 décembre – 26 décembre

26 décembre

Nous savions qu’en défendant cette initiative, nous ferions face à une opposition très forte dûe à l’énorme enjeu financier entourant ce système dépassé de clientèle captive. Nous savions que les prétentions de neutralité des bénéficiaires de la redevance sont des nuages de fumée pour mieux endormir les assujettis. Mais nous ne pensions pas que cette campagne en ferait à ce point la démonstration.

Nous avons choisi de reprendre ici quelques exemples :

Les comparatifs aventureux des contradicteurs à l’initiative

Dans leur course au catastrophisme, nos contradicteurs s’essaient ces dernières semaines à des comparaisons hasardeuses. Sur une vidéo de campagne, une journaliste de la télévision nationale grecque décrit les événements suite à la faillite de leur Etat et la privatisation de son entreprise médiatique nationale. Elle y décrit la catastrophe démocratique de la disparition de ce média d’Etat. L’entreprise nationale grecque était totalement dépendante d’un appareil politique incompétent et corrompu qui a mené à ces terribles mesures. Le peuple grec, appauvri, ayant dû subir la lourde facture de ses politiques, et dont une grande partie se trouve encore aujourd’hui au chômage, n’avaient évidemment pas comme priorité de s’abonner à une chaine de télévision, suite à la l’incapacité financière de leur Etat à maintenir ce service. La situation économique suisse est évidemment différente. Avec un pouvoir d’achat supérieur – qui plus est délivré d’une taxe annuelle de plus de 450 francs – une situation conjoncturelle favorable, les ménages ne feraient pas face au même contexte de crise économique et pourraient s’abonner volontairement à des médias. Sans oublier que dans notre pays, tous les rapports officiels rappellent à quel point le public tient au contenu produit par la SSR et les radio/TV régionales.

L’exemple grec montre au contraire que rendre une entreprise complètement dépendante de l’Etat peut conduire à la ruine et à des changements violents. Les entreprises libres s’adaptent progressivement aux priorités et aux intérêts des citoyens et n’optent pas pour des décisions arbitraires aussi drastiques et déconnectées des prestations des journalistes ou de la volonté des citoyens. La violence d’un tel changement n’a rien à voir avec une situation de concurrence libre mais tout à voir avec les dérives corporatistes d’une politique qui veut gérer les affaires à la place de son peuple.

Autre comparaison hasardeuse : le comité a présenté l’histoire de l’aventure de Canal9 qui s’était vu autrefois refusé une contribution par la redevance et qui avait dû en appeler à la solidarité des valaisannes et des valaisans. Les donations n’avaient pas réussi à couvrir la somme initiale. Là encore, la situation n’a rien à voir avec un environnement post NoBillag : Canal9 avait continué à délivrer ses prestations, notamment gratuitement via internet, sans obligation de payer son contenu. Aucun changement donc pour l’utilisateur. Aucune incitation directe à montrer sa solidarité. Il était donc demandé aux valaisans de continuer à financer des médias qui étaient disponible sans majoration de prix pour chacun. On est loin de la solution qui passe par le paiement d’un abonnement qui donne accès seulement à ceux qui paient. Et pourtant, malgré cela, une belle somme fut réunie !

La situation montre donc au contraire que les directives arbitraires du système de redevance ne respectent pas les préférences des citoyens et démontre également dans les actes que les gens sont prêts à soutenir une entreprise locale, même sans obtenir aucune contrepartie ! Encore un magnifique autogoal.

La dystopie de 26min

Les deux Vincent ont présenté dans leur numéro final de 26min un montage digne d’un scénario hollywoodien. Plongé dans un univers dystopique, largement inspiré de la série Black Mirror, nous suivons le quotidien d’un personnage vivant dans un monde où « l’on paie ce que l’on consomme » qui se voit débiter de son compte la moindre de ses actions individuelles. Cela faisant évidemment référence à la campagne NoBillag où l’intérêt est de sortir de ce système de buffet unique où le citoyen est obligé de financer des prestations contre son gré.

En utilisant l’angle de la satire qui s’affranchit avec aisance des exigences de neutralité du mandat public sur l’information, la SSR peut se permettre un peu de propagande et utiliser l’argent de la redevance pour toucher le public avec la renommée de ses deux animateurs. Sans oublier l’appel au vote, sur un ton décalé. Et on mélange allègrement la notion d’impôt, de taxe et de redevance.

Neutralité - Avec la sourire

Evidemment, la réalité est totalement éloignée de cette fiction. Lorsqu’on paie un prix pour un produit, on paie en réalité toute une chaine de service. Lorsqu’on paie un loyer, on paie pour l’entier du service de l’immeuble comme les escaliers et les ascenseurs et il n’y a pas besoin d’une loi pour contraindre les gens à payer une offre globale.

Portons aussi un oeil attentif à deux messages envoyés subrepticement durant ce show :

Le Temps contre les gratuits : dans un kiosque à journaux du futur (oui c’est relativement absurde de penser qu’il en existerait) le Vincent du futur choisit un journal gratuit de basse qualité plutôt que le journal Le Temps situé sur le présentoir. La SSR profite donc pour lancer des fleurs aux médias traditionnels sérieux contre les gratuits. Pourtant NoBillag n’empêche aucunement les médias de qualité de vivre. L’existence du Temps le prouve amplement. Au contraire, elle permet à ces derniers de cesser de subir la concurrence déloyale actuelle, notamment en ligne. Tout le monde sera d’accord pour admettre que la concurrence déloyale que font subir la SSR et les radio/TV régionales à la presse écrite, via les différentes plateformes en ligne, c’est tout sauf « un cadeau » en ces temps de transformation du paysage médiatique. D’ailleurs, actuellement dans le monde libre de la presse écrite c’est même plutôt Le Matin dans sa version papier qui est menacé de disparition, un journal de simple facture qui perd sa clientèle en raison d’internet et des gratuits.

La SSR doit cependant créer une large alliance du monde journalistique pour lutter contre NoBillag, qui pourtant ne touche principalement qu’eux. Ces dernières années, la SSR, dans un soudain élan d’altruisme, a tenté en permanence, de jeter des ponts avec les médias privés pour éviter une guerre intestine entre eux. Le traitement des nouvelles concernant les réformes internes de Tamedia en est également une démonstration.

Blocher TV remplaçant la SSR ?

A la fin du show, un glissement de caméra nous permet de voir la tour « Blocher TV » se dresser face au spectateur. Comme dit lors du chapitre précédent de ce même journal : la campagne du Non à l’initiative tend à nous associer à la droite dure, aux « riches de l’UDC » ou même à des médias internationaux tels que Russia Today ou Fox News. Blocher ou Berlusconi fonctionnent comme des épouvantails à gogo. Pourtant quel pourcentage de la population voudrait s’inscrire à une entreprise personnelle telle que « Blocher TV » ? Bien peu… L’argument de TV Blocher est franchement ridicule. Non seulement, l’ensemble des rapports démontrent que les gens tiennent au contenu délivré par la SSR (le même public paierait dès le 5 mars pour TV Blocher?), mais en plus, Blocher lui-même répète à qui lui demande que le secteur ne l’intéresse pas !

Pour ceux qui aiment les preuves :

Et encore moins dans notre région !

L’idée est encore d’utiliser des symboles qu’une majorité réprouve pour s’attirer les faveurs de ceux-ci sans aucune réflexion critique. Et sans logique. Dans 5 minutes on va reprocher à Blocher de sauver des titres de la presse écrite ! Ou se réjouir de la perte de lecteurs de la Weltwoche, comme l’ont fait certains parlementaires à la tribune du parlement. La diversité et la vitalité de la presse, oui, mais. Et on oublie toujours de préciser que l’argent est dans le camp adverse, clairement pas chez nous !

Des nouvelles de notre campagne

Quant à notre campagne, nous passons maintenant à une phase de rencontre directe avec la population et nous organisons des vins chauds dans différentes villes de Suisse romande :

Durant les mois de janvier et février, de nombreuses distributions de flyers sont à l’agenda, un peu partout en Suisse romande. Si vous avez besoin de flyers, affiches, autocollants, etc, vous pouvez passer commande via le formulaire suivant.

Vous avez également pu voir certains de nos visuels officiels avec ces couleurs rose et vertes. Nous vous délivrerons prochainement des vidéos (certainement moins dotées que les productions de 26min 🙂 ) et d’autres images à partager sur les réseaux sociaux. Vous pouvez toujours activer le sticker « oui à No Billag » sur votre profil en cliquant sur ce lien.

Merci pour votre soutien, de vos partages d’idées, d’images et de vos messages d’encouragement ! Nous nous retrouverons l’année prochaine pour un prochain chapitre de ce journal de campagne.

Frédéric Jollien pour le comité NoBillag

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Service public de l’audiovisuel : l’impossible neutralité

Un argument souvent avancé en faveur d’un service public de l’information financé par une redevance plutôt qu’un service dit « commercial» qui serait soumis aux lois du marché est celui de la neutralité : le service public serait plus à même de respecter une certaine objectivité journalistique, la pluralité des opinions et la neutralité de point de vue. La théorie des choix collectifs aussi bien que la pratique sociopolitique réfutent aisément cette idée reçue.

On sait depuis le théorème d’Arrow que les choix individuels ne peuvent être agrégés pour dégager un choix « collectif » qui respecte les préférences de chacun. Un service public de l’information (et également du loisir, du spectacle, du sport, etc.) n’échappe pas à cette loi : il impose ses choix propres qui ne sont pas ceux de la population, mais plutôt ceux d’une « élite éclairée » autoproclamée.

En pratique, ce service public se coupe d’emblée de son « public » en refusant sa sanction et son libre choix : le client est devenu un usager restant éternellement « redevable » à ce prétendu fournisseur qui le contraint à financer des programmes.

La neutralité ne saurait être décrétée par une loi et un financement obligatoire. Les journalistes du service public ne peuvent se targuer d’avoir le monopole de la hauteur de point de vue : chacun possède ses biais et sa vision du monde et ça n’est que dans la confrontation des idées, la recherche et l’investigation que la vérité progresse au détriment des « fausses nouvelles » ou des « biais idéologiques ».

Les « fake news » peuvent tout autant être présentes dans les médias publics que ceux du privé. Les exemples de « biais du privé » cités par nos contradicteurs (Blocher, Berlusconi, CNN, …) ne sont pas mis face aux « biais du public » (Russia Today, FIS, …). Il y a une volonté malhonnête de réduire la réalité à une association « privé = biaisé » et « public = indépendant ».

La neutralité ou l’attachement aux faits dépend avant tout du dynamisme du système et du travail des acteurs de l’information. Or, le système de redevance vient entraver ce dynamisme : plutôt que d’essayer d’attirer les citoyens par la qualité des émissions, on a parfois l’impression qu’un certain « camp du bien » décide des sujets à traiter, de la façon de les traiter et de les imposer à l’usager, accentuant la coupure entre la population et une élite prétendument à son service. Cette élite qui selon ses statuts ne poursuit aucun but lucratif, mais en profite pour s’arroger des privilèges importants et qui sont libres d’agir selon leur bon plaisir.

Les articles et les images de campagne des contradicteurs de l’initiative démontrent cette arrogance : les initiants et leurs supporters, opposés à leur point de vue, sont tantôt associés au président Trump, au régime politique d’Orban, à Berlusconi ou à Blocher. L’initiative est même soupçonnée d’être financée par « les riches de l’UDC » alors que ce parti ne s’est même pas prononcé sur le sujet.

En réalité, l’indépendance et le pluralisme ne requièrent absolument pas un service financé par la loi  : ils se développent dès qu’on laisse libres les acteurs médiatiques de se confronter et prouver la validité de leurs investigations. C’est le « plébiscite quotidien » du public qui assure leur succès, plutôt qu’une obligation fiscale. Les acteurs privés qui ne répondront pas aux attentes de leurs abonnés (qui ne sont plus de simples « usagers ») disparaîtront ou diminueront et les « biais » possibles liés à la nature de leur actionnariat, étant notoires, ne pourront que les desservir au bénéfice des concurrents.

Bien loin d’enrichir un écosystème médiatique, le service public assèche l’offre, biaise les débats, cache les vrais problèmes et impose une certaine pensée. La neutralité des médias n’existe pas a priori, elle ne s’obtient que par la possibilité de sanction, le libre choix du citoyen et la liberté de proposer des programmes. L’utilisateur d’Internet est déjà familiarisé avec ces prérequis et comprend de moins en moins qu’on l’oblige à financer un système arbitraire politique et corporatiste d’un autre siècle.

Un texte de Frédéric Jollien, membre du comité No Billag Romandie